Le Média : Todd détruit Macron, sa cour de bobos et France inter

Une interview encore savoureuse d ‘Emmanuel Todd, cette fois par Aude Lancelin pour Le Média. Macron s’y fait détruire sur le ton de rigolade débonnaire qu’on réserve aux imbéciles impuissants.

Car pour Todd, Macron est évidemment un impuissant, comme tout chef d’État privé de sa monnaie. Ce que fait notre histrion avec ses airs de monarque poudré, à coups d’ordonnances précipitées et de décisions autoritaires, il l’accomplit évidemment sous la contrainte des maîtres de l’euro. Car rien n’est jamais politiquement possible si l’on ne s’assure pas d’abord du contrôle de sa monnaie (NB : la France insoumise ferait bien d’en prendre de la graine).

Todd censuré trois fois par France inter

Plus drôle encore que notre précieux ridicule mi-élyséen, mi-versaillais d’opérette, est l’attitude incroyablement flagorneuse et servile de sa cour de tartuffes, particulièrement active sur les plateaux audiovisuels, mais aussi parmi cette classe de bobos décomplexés qui vote et soutient Macron comme d’autres votent et soutiennent Le Pen. Par désarroi et pulsion de trouille, en regardant leurs pieds.

Todd termine par une révélation qui finalement ne surprend pas tant que ça dans le contexte de guerre de l’info dans lequel nous nous trouvons et qui voit une classe dominante en perdition mordre tout ce et ceux qui menacent ses intérêts : figurez-vous que lors de la parution du dernier ouvrage de notre démographe rigolard, France inter, radio nationale d’État, réussit l’exploit de lui annuler consécutivement trois de ses invitations à ses émissions.

=> Source : Le Média

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10 mesures nécessaires pour libérer l’énergie éolienne

AURÉLIE BARBAUX EOLIEN , TRANSITION ÉNERGÉTIQUE PUBLIÉ LE 20/01/2018 À 09H00

Après trois mois de réunions, le groupe de travail sur l’éolien a dévoilé dix propositions pour accélérer la concrétisation des projets et améliorer leur acceptabilité au niveau local.
10 mesures nécessaires pour libérer l’énergie éolienne © Aurélie Barbaux

Pourquoi la France est en retard dans les renouvelables
Quelle place pour le renouvelable dans le mix énergétique en 2030?

Installé en octobre 2017, le groupe de travail sur l’éolien terrestre avait pour objectif de trouver des solutions pour gagner du temps sur la durée de projets, simplifier les procédures et apaiser les relations avec les riverains afin, in fine, de doubler la capacité de production issue de l’éolien terrestre entre 2016 et 2023. Aujourd’hui, monter un projet de parc éolien prend de 7 à 9 ans, contre 3 à 4 ans en Allemagne. La France s’est fixée comme objectif d’installer d’ici 2023 entre 21,8 et 25 gigawatts (GW) de capacités de production d’électricité à partir d’éolien. À fin 2017, 13,7 GW étaient installés. Le groupe de travail, piloté par Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, a présenté le 18 janvier dix mesures pour atteindre ce triple objectif.

1 Supprimer un niveau de juridiction pour les contentieux

2 Figer automatiquement les moyens au bout de 2 mois

3 Clarifier les règles pour les projets de « repowering »

4 Réévaluer les zones propices à l’éolien

5 Supprimer l’approbation d’ouvrage électrique

6 Réduire les balisages clignotant

7 Mieux intégrer l’éolien dans les paysages

8 Réserver 20 % de l’IFER éolien aux communes

9 Editer un guide des bonnes pratiques

10 Inciter le financement participatif

https://www.usinenouvelle.com/article/10-mesures-necessaires-pour-liberer-l-energie-eolienne.N640758

Voir aussi :

« Un plan en 10 points pour développer l’éolien en France ».
Portail environnement :

https://www.actualites-news-environnement.com/37717-eolien-…

« 10 mesures nécessaires pour libérer l’énergie éolienne ».
L’usine nouvelle :
https://www.usinenouvelle.com/…/10-mesures-necessaires-pour…

« Dix propositions pour développer l’éolien terrestre ».
Caisse des dépôts du territoire :

https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/…/ContentSer…/…

« L’horizon se dégage pour les éoliennes »
Le point :

http://www.lepoint.fr/…/l-horizon-se-degage-pour-les-eolien…

« Eolien terrestre: dix mesures à venir pour simplifier les règles » .
Le moniteur.fr :

https://www.lemoniteur.fr/…/eolien-terrestre-dix-mesures-a-…

« France: le gouvernement annonce des mesures pour lever les freins à l’éolien terrestre ».
Challenge S :

https://www.challenges.fr/…/france-le-gouvernement-annonce-…

« Nous allons gagner deux à trois ans sur les procédures ».
Les Echos.

https://www.lesechos.fr/…/0301163874501-sebastien-lecornu-e…

REVENUS AGRICOLES. Selon l’APCA, un retour à la normale qui cache des faiblesses structurelles

•  Florian Cazeres • TERRE-NET MÉDIA

Le revenu agricole a augmenté de 22,2 % en 2017 selon les Chambres d’agriculture (APCA). Une bonne nouvelle qui ne doit pas cacher les faiblesses structurelles du modèle agricole français, selon l’organisation. Elle demande une loi « ambitieuse » suite aux États généraux de l’alimentation et s’oppose à une baisse du budget de la Pac.

Pascal Ferey (Vice-président), Jean-Louis Cazaubon (Vice-président), Claude Cochonneau (Président), Dominique Chalumeaux (secrétaire général), lors de la présentation des voeux de l'APCA pour 2018.Pascal Ferey (vice-président), Jean-Louis Cazaubon (vice-président), Claude Cochonneau (président), Dominique Chalumeaux (secrétaire général), lors de la présentation des vœux de l’APCA pour 2018. (©Florian Cazeres)Àl’occasion de ses vœux à la presse mercredi 17 janvier, Claude Cochonneau, président des Chambres d’agriculture, s’est satisfait de l’augmentation globale des revenus des agriculteurs en 2017, après trois années « catastrophiques ». « Ce retour à la normale ne peut pas faire de mal, car nos trésoreries ont été sérieusement endommagées ces dernières années », a-t-il commenté.Le revenu agricole global (résultat net de la branche agricole par actif non salarié) a en effet augmenté de 22,2 % en 2017. Une hausse qui s’explique avant tout par une meilleure conjoncture sur les marchés agricoles, mais aussi par la baisse de certaines charges, comme le prix de l’aliment du bétail et des engrais.Mais cette bonne nouvelle ne masque pas les difficultés de l’agriculture française. Les filières porcines, céréalières et laitières ont particulièrement souffert des prix faibles en 2017. Par ailleurs, « la précarité demeure pour les agriculteurs », selon l’APCA, qui ajoute que les « exploitations restent particulièrement fragiles face au contexte international et climatique ».

L’APCA s’alarme de la baisse de l’excédent commercial

Les Chambres d’agriculture alertent également sur la baisse de l’excédent commercial de l’agroalimentaire en 2017, aggravé par la « multiplication des traités de libre échange » (Ceta, Ukraine, négociations avec le Mercosur), et « l’arrivée sur le marché mondial de nouveaux pays, comme la Russie, qui atteignent des niveaux de rendements très élevés ».

Les revenus des agriculteurs n’ont pas profité de meilleures relations commerciales avec la distribution, malgré la charte d’engagement « pour une relance de la création de valeur », signée en novembre par distributeurs et producteurs en marge des États généraux de l’alimentation, sous l’égide du gouvernement.

« Cette charte n’a rien changé dans nos relations commerciales », déplore Claude Cochonneau. Face à cette situation, les Chambres d’agriculture demandent à l’État et aux parlementaires « d’être ambitieux » dans le projet de loi élaboré à l’issue des États généraux, qui devrait être déposé le 31 janvier prochain.

« L’enjeu est de changer 30 années de mauvaises pratiques commerciales, de remettre le producteur au centre du dispositif, et au départ de l’échelle de valeur », commente le président des Chambres d’agriculture, ajoutant que « les agriculteurs ne devraient plus jouer un rôle de variable d’ajustement d’une économie agricole devenue instable », ajoute-t-il.

La réforme de la Pac inquiète

Autre sujet sensible qui devrait avoir un impact sur les revenus des agriculteurs : la réforme de la Pac. « Nous sommes inquiets des propositions qui ont émergé », indique Claude Cochonneau. Les Chambres d’agriculture demandent à l’Union de s’engager pour une « agriculture européenne exportatrice ».

Les discussions sur l’avenir de la Pac s’inscrivent dans les débats sur le budget de l’Union européenne pour la période 2020-2028. Or, le gouvernement français, dans une note rendue publique le 9 janvier 2018, a fait savoir que la Pac « ne serait pas sa priorité dans ces négociations ». Une position inédite, alors que le budget de la Pac devrait déjà diminuer avec le Brexit.

« Nous voulons amener les représentants français à s’engager pour un budget conséquent, afin de garder au moins la même proportion de budget pour l’agriculture au sein du budget européen. Ce n’est pas du tout acquis aujourd’hui », craint Claude Cochonneau.

Vers une « renationalisation de la Pac » ?

Les Chambres d’agriculture s’inquiètent également de la proposition du Commissaire européen à l’agriculture Phil Hogan relative à la « renationalisation de la Pac », qui a suscité un tollé en novembre. Ce dispositif permettrait de donner plus de marge aux États dans la mise en œuvre de cette politique, quitte à risquer des distorsions de concurrence au sein de l’Union.

Pour Claude Cochonneau, la Pac est en tout cas un moyen essentiel de survie pour les agriculteurs, permettant de leur assurer un revenu, dans un contexte difficile. « S’il devait y avoir une diminution drastique du budget de la Pac, l’effet sera immédiat, le nombre d’agriculteurs diminuerait dans des proportions jamais vues », alerte le président des Chambres d’agriculture.

Dérives dangereuses

 Jan2018
Alors que des femmes se battent en Algérie, en Arabie Saoudite, en Iran, en Indonésie, partout dans le monde musulman, pour le droit à la libre disposition de leur corps dans tous les moments de la vie, nous défendons chez nous le droit à la différence qui conduit au communautarisme et à la différence des droits.

Alors que nous nous sommes battus, pendant des siècles, contre l’absolutisme meurtrier de l’Eglise catholique, qui a inventé sa propre technique de torture (la Question), qui a terrorisé des populations entières avec sa propre Gestapo (l’Inquisition), qui a exterminé des peuples entiers au nom de l’évangélisation, qui a exercé une véritable dictature morale jusqu’au milieu du XXe siècle, qui encore aujourd’hui s’oppose à de nouveaux droits qui ne s’imposent à personne, nous invoquons le danger de stigmatiser une communauté religieuse pour tolérer ce que nous avons combattu ici et ce que combattent là-bas ces femmes qui se battent pour leur liberté. Au prix de leur vie.

Je suis radicalement hostile à toute forme de discrimination ; je respecte toutes les croyances même si je n’en pratique aucune ; j’estime avoir le droit de critiquer le principe des religions tout en respectant les croyants ; j’entends qu’aucune religion ne s’impose à moi ni à toute personne qui n’y adhère pas librement ; je suis bien à l’aise dans une société vraiment multiculturelle (à ne pas confondre avec une mosaïque de ghettos communautaires comme en Grande-Bretagne où la loi commune n’est plus appliquée partout), à une véritable mixité si, et seulement si, elle se construit AU NOM DE L EGALITE.

La France n’est pas un pays où le Chef de l’Etat est le chef d’une Eglise ; la France n’est pas un pays où des textes religieux dictent la législation ; la France n’est pas un pays où la référence à un dieu est omniprésente jusqu’à se retrouver sur chaque billet de banque ; la France n’est pas un pays où l’on est obligé de prêter serment sur un livre religieux tout en invoquant une divinité ; la France n’est pas un pays qui a abandonné certains de ses territoires à une législation religieuse ; la France est un pays où il n’y a aucune obligation d’adhérer à un culte et d’en pratiquer les rites ; la France est un Etat laïc.

J’ai connu, dans ma Belgique natale, le temps où ne pas aller à la messe, où ne pas célébrer les grandes fêtes catholiques, où refuser le baptême, le mariage religieux, les funérailles religieuses valaient aux miens d’être montrés du doigt et stigmatisés.

J’ai vécu l’arrivée au  d’évangélistes américains déclarant sans rire que si les Cambodgiens avaient subi les Khmers rouges, c’était parce qu’ils ignoraient le vrai dieu.

J’ai refusé une carrière universitaire aux Etats-Unis parce que l’omniprésence du religieux qui j’y ai ressenti m’était insupportable.

Le fondamentalisme religieux est une agression majeure contre la liberté. Il doit susciter une vigilance de tous les instants. Qu’il s’agisse des chrétiens hostiles au nom de leur bible au mariage pour tous, des juifs orthodoxes qui revendiquent l’application stricte de la torah ou des musulmans intégristes qui exigent l’application de la charia, les religions monothéistes dans leur stricte orthodoxie sont des entreprises liberticides. D’ailleurs, chaque fois qu’elles en ont l’occasion (à l’ONU, par exemple), elles s’unissent pour brimer les libertés. A commencer par celles des femmes.

La liberté de croire ne peut en aucune façon signifier l’obligation de croire. La liberté de manifester son opinion, fut-elle religieuse, ne peut d’aucune manière, se traduire par l’obligation de subir la manifestation de cette opinion. La libre expression des opinions s’arrête là où commence le prosélytisme.

Ce que j’exprime n’a rien à voir avec le droit de s’habiller comme chacun l’entend. Le débat vestimentaire, chez les uns et les autres, est une diversion pour éviter l’essentiel et pour exacerber les tensions. Les bonnes âmes chrétiennes qu’un voile effarouche aujourd’hui s’accommodaient fort bien avant 1963 de voir nos rues noircies du spectacle des curés en soutane et des religieuses voilées. Et les athées ne se sentaient pas pour autant agressés.

La communauté nationale doit être l’espace d’un commun épanouissement dans l’égalité des droits et des devoirs et dans l’exercice d’une liberté respectueuse de l’autre.

Raoul M. Jennar

40 % DE CAPITAUX INVESTIS EN TROP !

GESTION ÉCONOMIQUE

Investissements matériels : en optimisant tout le parc matériel recensé sur 30 exploitations gersoises, on pourrait réduire de 40 % le nombre de matériels et de 30 % les charges de mécanisation

Sur les 30 exploitations étudiées dans le Gers, la réduction potentielle des capitaux investis en matériels agricoles est estimée à 40%.

04/01/2018 – 14:00 

L’optimisation du parc matériel à l’échelle de plusieurs exploitations peut générer un surcroît important de compétitivité. En Gascogne, une étude « grandeur nature » menée sur 30 fermes le prouve.

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 Arvalis-Institut du végétal, la société WeFarmup et Agro d’Oc (l’union des CETA d’OC), ont étudié dans le détail les investissements de matériels agricoles de 30 exploitations gersoises. Tous les matériels disponibles ont été recensés, soit : 93 tracteurs, 51 semoirs, 23 déchaumeurs, 25 moissonneuses, 26 épandeurs d’engrais…

Ces données (voir l’étude complète) ont été comparées avec le cumul des besoins d’équipements de chaque exploitation, en fonction de son assolement et des jours météo disponibles pour intervenir sur les parcelles. Bilan : un parc largement surdimensionné au regard des besoins réels des 30 exploitations additionnées.

capitaux-investis

Comparaison des capitaux réellement investis par famille de matériels sur un panel de 30 exploitations gersoises, et des capitaux nécessaires

CHIFFRES À L’APPUI

Des économies considérables seraient possibles en optimisant ce parc. Et cela, sans prendre aucun risque supplémentaire pour les exploitations concernées. « A titre d’exemple, au pic d’utilisation, quatorze semoirs monograines, sur les vingt du collectif, restaient sous le hangar » citent les auteurs de cette étude. Des gains potentiels de compétitivité seraient réalisables en raisonnant à l’échelle de plusieurs fermes, les capitaux investis en matériels agricoles. Cela saute aux yeux pour des équipements comme les chisels ou les déchaumeurs à disques. Dans le premier cas, le gain potentiel de capitaux est évalué à 77 %. 56 % dans le deuxième. On estime au total que l’on pourrait réduire de 40 %, l’ensemble des capitaux investis en matériels sur ce panel d’exploitations.

INVESTISSEMENTS MATÉRIELS TRACTEURS, DIVISÉ PAR DEUX !   

Ce constat vaut aussi pour les matériels automoteurs. Ainsi, le niveau actuel de capitaux immobilisés dans les tracteurs sur les 30 exploitations étudiées, est de 5 000 000 €. Or, le seuil de capitaux nécessaire est évalué à seulement de 2 500 000 €. Moitié moins de capitaux ! Le potentiel global de réduction des charges annuelles de mécanisation est de l’ordre de 30 %. « Pour la mise en œuvre concrète des marges de manœuvre identifiées, les aspects logistiques devront être abordés » prévient toutefois Baptiste Dubois, chargé d’études chez Arvalis. Mais les perspectives d’économies sont telles, que cela vaut le coup de s’y pencher sans plus attendre. En industrie, l’investissement dans l’outil de production est généralement mieux calibré. En agriculture, de substantielles marges d’économies sont encore à portée de main, tout en intégrant bien sûr les contraintes pédo-climatiques spécifiques à cette activité.

Voir aussi les articles suivants parus sur les charges de mécanisation :

Les charges de méca reviennent en scène

Charges de mécanisation, attention au virage

Focus sur les coûts de mécanisation

Charges de mécanisation: ne pas subir

Charges de mécanisation : sur le chemin de la maîtrise