Journées du patrimoine : ces trésors cachés à découvrir dans les églises du Lauragais

Plusieurs églises du Lauragais ouvrent leurs portes au public pour les Journées du patrimoine, les 21 et 22 septembre. L’occasion d’y découvrir de véritables petits trésors…

L'église Sainte-Appolonie à Aurin.
L’église Sainte-Appolonie à Aurin.

Fresques, orgues, vitraux, tableaux… Les églises du Lauragais font partie des édifices abritant quelques-uns des plus remarquables éléments patrimoniaux. Et c’est donc tout naturellement que la plupart ouvriront leurs portes au public, samedi 21 et dimanche 22 septembre 2019, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.

L’ensemble paroissial de Revel – Caraman participera à ce week-end en ouvrant plusieurs de ses églises comme à Lanta où il sera possible de visiter l’église du village et celles de Saint-Sernin et Saint-Anatoly, le dimanche de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h.

Dans les églises de Bourg-Saint-BernardAuriac-sur-VendinelleSaint-Julia et Saint-Félix-Lauragais, des objets et vêtements liturgiques seront présentés. À Revel, les visiteurs qui entreront dans l’église Notre-Dame-des-Grâces pourront découvrir des impressions sur étoffe.

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Des concerts programmés dans certaines églises

Dans la collégiale de Saint-Félix-Lauragais, qui vient de rouvrir après une année de travaux de restauration du chœur, une présentation de l’orgue de Rabiny, agrémentée d’un petit concert, est également prévue les samedi et dimanche à 16 h.

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Un concert mêlant orgue et violon est aussi programmé le dimanche à 17 h 30 dans l’église de Castanet-Tolosan qui ouvrira ses portes au public de 14 h à 17 h avec visites commentées et explications du fonctionnement de l’orgue.

Musique et patrimoine se mêleront également à Saint-Michel-de-Lanes. L’historien Henri Pradalier offrira tout d’abord une visite guidée du village et de l’église le samedi à 14 h 30. Un concert classique sera ensuite donné à 16 h, en l’église, par l’orchestre de chambre La Corde à Mi et la mezzo Marie-France Calmels (entrée libre au profit de la rénovation de l’orgue).

De nombreuses fresques à découvrir

À Saussens, le sanctuaire Notre-Dame-de-Saussens – réunissant l’église Sainte-Marie et la fontaine miraculeuse du vallon de Isoule – pourra être visité le samedi de 10 h à 18 h.

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À cette occasion, les membres de l’association pour la sauvegarde du sanctuaire Notre-Dame-de-Saussens présenteront les statues restaurées en couleur ainsi que les fresques murales peintes à l’origine par Régis Vialaret en 1954. Ils retraceront par ailleurs l’historique des miracles de la fontaine du vallon de Isoule.

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Le samedi de 14 h à 18 h, l’église de Sainte-Apollonie à Aurin, classée monument historique grâce à ses peintures, ouvrira elle aussi ses portes au public. À Montgiscard, des visites sont prévues dans la chapelle Notre-Dame-de-Roqueville (le samedi après-midi) et à l’église Saint-André (le dimanche de 10 h à 12 h). Ces trois édifices ont pour point commun d’abriter des fresques du peintre catalan François Bernadi.

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Âgé de 97 ans, ce dernier devait venir commenter les visites organisées à Aurin et Montgiscard mais a été obligé d’annuler sa venue en début de semaine. Notons par ailleurs, que le samedi vers 17 h, il sera possible de monter au premier étage du clocher de la chapelle Notre-Dame-de-Roqueville pour profiter d’une vue panoramique sur le Lauragais.

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Des portes de Toulouse au Lauragais audois…

Aux quatre coins, de nombreuses autres églises du Lauragais ouvriront également leurs portes à l’occasion du week-end. Ce sera le cas à Clermont-le-Fort (le dimanche de 14 h 30 à 18 h), à Noueilles (le dimanche de 15 h à 18 h) et à Pompertuzat (le samedi de 14 h à 17 h).

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À Villeneuve-la-Comptal, la chapelle Saint-Christol sera accessible de 9 h à 18 h. À Labordes, les visiteurs pourront profiter de l’ouverture exceptionnelle de la salle d’exposition des objets anciens de l’église (le dimanche de 14 h à 18 h).

À Castelnaudary, il sera possible d’admirer l’intérieur de la chapelle Notre Dame de Pitié avec son ensemble de 10 panneaux en bois sculptés du XVIII° siècle sur la Passion du Christ (dimanche de 10 h 30 à 11 h – sur réservation au 04 68 23 05 73).

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À Villasavary, une visite de la chapelle de Besplas sera au programme le samedi de 10 h à 12 h puis de 15 h à 18 h. L’église de Belpech sera également ouverte au public les samedi et dimanche de 9 h à 18 h.

Des animations dans les abbayes de Sorèze et Saint-Papoul

Enfin, les abbayes de Saint-Papoul et de Sorèze s’imposeront comme des passages incontournables lors de ce week-end des Journées européennes du patrimoine.

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À Saint-Papoul, une visite libre et gratuite sera proposée le samedi de 10 h à 12 h et un concert mêlant hautbois et cor avec le quintette Ecir est programmé le dimanche de 18 h à 19 h 30 (tarifs de 8 à 10 €).

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En ce qui concerne l’abbaye-école de Sorèze, elle sera ouverte tout le week-end avec accès gratuit pour le public qui profitera de nombreuses animations autour du thème des sucreries mais aussi d’une démonstration de tissage sur le métier à tisser exposé dans le Musée Dom Robert. Celle-ci sera assurée par une lissière d’Aubusson en visite dans le Lauragais pour l’occasion.

Visite du clocher et musique sacrée à Auriac-sur-Vendinelle
À Auriac-sur-Vendinelle, une visite du clocher donjon bourdon sera proposée le samedi à 15 h 30 par l’association l’Arc-en-ciel auriacais, en partenariat avec la mairie. Il s’agit de l’un des rares clochers du secteur accessible à la visite. Les visiteurs devront pour cela grimper une centaine de marches afin de parvenir jusqu’au chemin de ronde, haut de 35 m, qui permet d’admirer un panorama exceptionnel ! Les deux salles bien aménagées par la mairie permettront de découvrir une exposition éclectique, dotée de chemin de croix, de statues et de photos. Enfin, Josette Pedrero, artiste lyrique, interprétera avec sa belle voix de soprano deux chants de musiques sacrées dans l’une des salles du donjon « dite du Seigneur ». Cette visite accompagnée par le son des bourdons se clôturera par un passage dans l’ancienne prison et la salle des cloches. Inscriptions au 05 61 83 11 12.

https://actu.fr/loisirs-culture/journees-patrimoine-tresors-caches-decouvrir-dans-eglises-lauragais_27326232.html

Acte 45 des gilets jaunes : 7 500 policiers déployés à Paris

Par Willy Le Devin — 
Policiers postés devant l'église de la Madeleine avant la manifestation des gilets jaunes, à Paris, le 21 septembre.
Policiers postés devant l’église de la Madeleine avant la manifestation des gilets jaunes, à Paris, le 21 septembre. Photo Alain Guilhot pour Libération

Huit secteurs interdits aux manifestations, des blindés de la gendarmerie, le préfet de police de Paris a prévu un dispositif imposant pour parer à d’éventuels troubles. Les services de renseignement craignent la venue de 100 à 200 militants «antiétatiques».

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L’été est bel et bien fini. Revoici, pour la saison deux, les arrêtés d’interdiction de manifester, les blindés de la gendarmerie – dits VBRG –, les unités rapides à moto, les canons à eau. Oui, les gilets jaunes sont de retour, et entendent bien montrer que le mouvement comme ses revendications ne sont pas morts.

Pour cet acte 45, uniquement parisien, les autorités craignent un réveil salé. Depuis plusieurs jours, les synthèses du renseignement accouchent de perspectives inquiétantes. Une note de la DRPP, citée par le Point, annonce par exemple la venue «de 100 à 200 militants antiétatiques, avec l’objectif de créer une situation insurrectionnelle». Il faut dire que l’agenda des cortèges affiche complet avec, simultanément, des défilés pour le climat et contre la réforme des retraites. Ce panorama galvanise les gilets jaunes, résolus à enclencher la fameuse «convergence des luttes»«On aimerait initier des passerelles pour faire redoubler la contestation, témoigne l’un d’eux auprès de LibérationLe gouvernement Macron écrase les petits. Sa politique de casse sociale et de casse climatique, notamment via le Ceta [l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, ndlr] est un scandale. On doit tous s’unir pour contrer cette mondialisation pourrie dont plus personne ne veut.»

Huit secteurs interdits

Vendredi, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a égrainé l’imposant dispositif mis en place pour éviter les débordements. Près de 7 500 policiers seront déployés dans la capitale. En outre, les autorités ont pris un arrêté interdisant tout rassemblement dans huit secteurs : les Champs-Elysées et ses rues adjacentes, Assemblée nationale, Matignon, Trocadéro-Tour Eiffel, Sénat, Notre-Dame, ainsi que les bois de Vincennes et de Boulogne, identifiés comme des zones de repli, voire des caches d’armes potentielles.

Autour du palais présidentiel, un arrêté encore plus coercitif, pris en vertu du code de la sécurité intérieure, permettra de procéder à des fouilles minutieuses. C’est dire si, par son ampleur, ce dispositif rappelle ceux mis en place en décembre dernier, lors des manifestations les plus dures du mouvement. Lors de sa conférence de presse, vendredi, Didier Lallement a invité les organisateurs de cortèges déclarés (retraites et climat) «à empêcher les fauteurs de troubles de salir leurs causes». Et a prévenu : «ceux qui manifestement veulent prendre des revanches sur je ne sais quelle journée […] nous ne lâcherons rien, nous serons là.» Pour l’occasion, les pompiers de Paris rôderont eux aussi un dispositif ambitieux et mobile : des motos sillonneront les rues pour réagir plus vite en cas de départs de feu.

On l’oublierait presque, mais ce week-end est aussi marqué par les journées du patrimoine. Par anticipation, de nombreux sites envisagent des visites sur pré-réservation. L’Arc-de-Triomphe, lui, sera cadenassé à triple tour. Les assoiffés de culture risquent de surtout admirer les plus beaux uniformes du maintien de l’ordre.

Willy Le Devin

Castelnaudary. dans les villages

  • Le moulin à vent de Villeneuve-la-Comptal. Le château de Belflou. Le retable de l'église Saint-Christophe, à Lasbordes. L'abbaye de Saint-Papoul.

Le moulin à vent de Villeneuve-la-Comptal. Le château de Belflou. Le retable de l’église Saint-Christophe, à Lasbordes. L’abbaye de Saint-Papoul.
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Villeneuve-la-Comptal moulin à vent : visite commentée samedi et dimanche 22 par les personnes qui ont participé à la rénovation qui s’est étalée de 1981 à 1995. L’ancien moulin est devenu une éolienne dans un corps de bâtiment traditionnel. Le moulin produit de l’électricité grâce à un système de mécanique et d’électronique. Samedi 21 et dimanche 22 septembre : projection à la salle des fêtes du village d’une vidéo diaporama expliquant et retraçant la transformation du moulin en éolienne. Organisateur : Les Amis du Moulin de Villeneuve-la-Comptal, contact : 07 69 90 19 51.

Montferrand : visite commentée du site archéologique de Peyre Clouque (point de départ), exposition stèles discoïdales, partages des eaux, phare aéropostal, samedi 21 et dimanche 22 de 14 h 30 à 18 heures contact : 06 37 20 35 85, organisateur : Régis Quinta Montferrand.

Labécède-Lauragais : maison d’antan, quotidien d’une famille labécédoise d’autrefois, visite dimanche 22 de 15 heures à 18 heures Organisateur : Labécède-Lauragais, renseignement : 06 82 80 16 01.

Château de Belflou : visite du château samedi 21 et dimanche 22 de 14 heures à 16 heures Organisateur : Belflou. Renseignement : 06 50 61 48 44.

Laurabuc visite libre du calvaire samedi 21 et dimanche 22 toute la journée. Organisateur Laurabuc, contact : 04 68 23 15 11.

Lasbordes Visite libre de l’église de Saint-Christophe, dimanche 22 de 14 heures à 18 heures Ouverture de l’exposition d’objets anciens au 1er étage de l’ancienne cave coopérative. Organisateur : Lasbordes, contact 06 85 85 59 68

St Papoul visite libre de l’abbaye samedi et dimanche, 10 heures à 12 heures et 14 heures à 17 heures Concert quintette instruments à vent, dimanche 22 à 18 heures (10 € plein tarif, 8 € tarif réduit). Organisateur : St Papoul, contact 04 68 94 97 75

Les Crozes :

Le Castelet des Crozes samedi 28 et dimanche 29 septembre 10 heures à 18 heures : visite des jardins : terrasse, jardin à la française du XVIII, orangeraie, chambre de fraîcheur. Organisateur : Claude Heilles.

Église Ste Germaine des Crozes : ouverture samedi 21 de 10 heures à 12 heures et 14 heures à 17 heures Dimanche 22 : 10 heures à 12 heures et 14 heures à 17 heures Exposition des habits sacerdotaux en présence des Reliques de Sainte Germaine de Pibrac

https://www.ladepeche.fr/2019/09/20/dans-les-villages,8425890.php

Carcassonne. Éoliennes de la montagne noire : le vent tourne, la lutte s’organise

  • Des discussions animées entre les responsables des différentes associations anti-éoliennes.

    Des discussions animées entre les responsables des différentes associations anti-éoliennes.
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l’essentielDe plus en plus de voix s’élèvent contre le développement anarchique de parcs éoliens en France. Dans la Montagne Noire, une première mobilisation a rassemblé dimanche dernier une centaine d’opposants qui s’inquiètent pour leur cadre de vie, leur santé, la biodiversité…

«C’est moche et ça fait beaucoup de bruit, même si pour certains les éoliennes ont une bonne image, sauf pour les gens qui vivent à côté», se plaint une convive lors du repas pris en commun. Sur les hauteurs de Cubserviès, près de Roquefère, une centaine d’habitants de la Montagne Noire se sont mobilisés afin de marquer leur désaccord quant à la prolifération non contrôlée des éoliennes sur leur lieu de vie, leurs nuisances acoustiques, visuelles et autres. Une journée avait été organisée par l’association Vent Mauvais, qui associait le caractère ludique avec une randonnée le matin, et le sérieux l’après midi avec une plateforme de discussion.

D’entrée, le cadre était tracé. Avec 700 éoliennes, l’Occitanie veut devenir la première région à énergie positive d’Europe. Mais, selon les opposants à l’éolien industriel, les promoteurs d’éolien semblent guidés par le profit, la rentabilité plutôt que par la transition énergétique.

Patrice Lucchini, au nom de Vent Mauvais, recentrait ses propos sur la Montagne Noire, qui compte déjà huit centrales pour 86 éoliennes et qui demain, avec les constructions et les projets à venir, pourrait atteindre le chiffre de 150. Plusieurs de ces projets sont dans son viseur : «A Laprade, sept sont envisagés près du Mémorial de la Résistance de Fontbruno, alors que la totalité de ses habitants ont voté contre. à Pradelles-Cabardès, au lieu-dit La Braquette, le tribunal administratif de Montpellier a retoqué l’avis défavorable émis par le Préfet concernant trois éoliennes. Dans le secteur de Pradelles/Cabrespine encore, un repowering prévoit de remplacer 16 éoliennes par neuf de nouvelle génération avec des hauteurs de 200 mètres en bout de pâles et des puissances triplées. Dans le village des Martys, sur le plateau du Sambrès déjà pourvu de 26 éoliennes, six autres sont prévues».

D’autres interventions, comme celle de Jacques Biau, un Tarnais à la tête de Nostra Montanha à Rialet-sur-Tarn, et celle de Thierry Farion, du Collectif Citoyen pour des Corbières Vivantes autour de Davejean-Dernacueillette, appuyaient encore un peu plus le trait à travers des épisodes récents. Tous s’accordent à dire qu’il n’existe aucune politique de planification et que chaque projet était assujetti à la volonté ou non d’élus locaux, sachant qu’en dernier lieu l’aval du représentant de l’état est obligatoire : «Le maire ouvre la porte, le préfet décide». Dans ce cadre-là, le président de Vent Mauvais était reçu ce jeudi 12 septembre à la préfecture pour la première fois en vue d’évoquer la situation dans la Montagne Noire. Les représentants des différentes associations demandent un moratoire d’un an. Dans cette attente, une pétition signée via internet par plus de 9000 citoyens a été remise par la même occasion au préfet par intérim du département de l’Aude, Claude Vo-Dinh.


Un témoignage poignant

Originaire d’Afrique du Sud, Cathy Jackson a toujours été attirée par la nature sauvage. En 2003, elle fait l’acquisition d’une maison forestière bordant le lac de La Galaube, à Lacombe. Le montant de la vente et de nombreux travaux, dont l’électricité et l’eau, font monter la note de ce qui devait être un paradis pour sa retraite à pas moins de 500 000€. Lorsqu’en 2015 elle a vu s’implanter onze éoliennes tout près de sa demeure, pour une puissance totale de 22MW, Cathy doit pourtant déchanter. «C’est horrible, je vis avec les fenêtres fermées en plein été, entre le bruit incessant et la nuit des phares rouges clignotant. Je n’ai pas dépensé tout cet argent pour habiter dans une zone industrielle. Qui plus est , mon bien est aujourd’hui invendable». Depuis trois ans, notre Sud Africaine se bat pour faire valoir ses droits auprès du promoteur, de la DREAL et de la Préfecture , du sénateur Roland Courteau, contacté, mais rien n’a bougé à ce jour. Un cadre de vie détruit, Cathy Jackson ne passe guère plus de deux mois par an en France, elle qui souhaitait en faire son havre de paix.

Un outil informatique pensé par des élus pour des élus dans l’Aude

  • Première présentation cette semaine./ Photo DDM, Gladys

L’association des maires de l’Aude est très intéressée par un outil informatique pensé par les Aveyronnais. Il sera présenté bientôt aux élus audois, qui y voient un gain de temps et d’argent pour les administrés.

«Chaque département a sa spécificité, c’est la richesse de notre pays mais cela nous oblige à adapter notre fonctionnement. La mutualisation nous rend plus efficace et en même temps c’est un gain de temps et d’argent pour nos administrés. Il nous faut réinventer notre mode de fonctionnement puisqu’on ne peut augmenter nos recettes, il faut donc rationaliser la gestion de nos coûts».

Eric Menassi, le «Monsieur informatique» de l’association des maires, résume la réunion de travail qui s’est tenue en maire de Castelnaudary où Patrick Maugard, président de l’Association des maires de l’Aude (AMA) avait réuni Laurent Naudy, directeur de l’aAgence technique départementale, Régis Banquet, président du Syaden, et sa directrice «ressources» Marie Peyre, Hervé Antoine, directeur général des services à la mairie de Castelnaudary et maire de Villeneuve-la-Comptal, à l’occasion de la venue des Aveyronnais Jean Louis Grimal, président de l’Association des maires et Jacques Barbezange, directeur général des services du Smica.

«Un outil pensé par des élus pour des élus, un outil de premier ordre qui est arrivé à maturité et peut rendre d’innombrables services aux élus des petites communes de notre département», relève Patrick Maugard, qui revient sur la genèse de l’échange. «Lors des réunions des présidents d’associations des maires d’Occitanie, nous échangeons sur les problèmes de gestion que nous rencontrons au quotidien dans nos communes et comment nous les réglons. C’est à cette occasion que Jean-Louis Grimal nous a parlé du Smica, dont il est également le président». Un process qui a immédiatement séduit le président de l’AMA, d’autant que d’autres départements comme le Tarn, le Tarn-et-Garonne ou encore le Lot l’ont déjà adopté. «C’est un outil aidant pour les élus qui, d’un simple clic, pourront ainsi voir tous les réseaux souterrains : électricité, gaz, eau et aujourd’hui le très haut débit. D’un simple clic sur une maison, on voit tout de suite dans quelle zone elle se situe et l’on sait immédiatement, si l’on doit délivrer un permis de construire, quelles contraintes il y a».

Le vœu de Patrick Maugard est à présent de présenter à ses collègues maires, lors d’une prochaine réunion de l’AMA, ce fantastique outil qui a fait ses preuves chez nos voisins.

Gladys Kichkoff