Le point sur le développement de la filière éolienne en France

Maintenance éolienne

Techniciens de maintenance au sommet d’une éolienne à Pontivy dans le Morbihan (©EDF-Hugo Aymar)

L’association France Energie Eolienne, « porte-parole » de la filière au niveau national(1), a publié le 8 octobre son Observatoire annuel de l’éolien(2). Ce qu’il faut en retenir.

Capacités installées, facteur de charge et production

En 2018, 1 552 MW éoliens ont été raccordés au réseau électrique en France (près de 70% des nouvelles éoliennes ont été fournies par les constructeurs Vestas et Enercon). À fin juin 2019, la puissance cumulée du parc éolien français atteignait 15 820 MW.

À titre indicatif, la PPE avait fixé un objectif de 15 GW éoliens installés en France métropolitaine continentale à fin 2018(3), cible qui a été atteinte. À l’horizon 2028, la PPE envisage au moins 34,1 GW de capacités éoliennes terrestres raccordées(4) (auxquelles s’ajoutent les parcs offshore), ce qui implique « d’accélérer (le rythme des installations) à 2 GW raccordés par an », souligne France Energie Eolienne.

Rappelons ici que ces capacités doivent être rapportées aux facteurs de charge des installations (qui varient d’une filière à une autre et d’un site à un autre) afin d’évaluer le volume d’électricité qu’elles permettront in fine de produire.

En 2018, l’éolien a produit 27,8 TWh en France métropolitaine (+ 15,3% par rapport à 2017), soit 5,1% de la production nationale d’électricité selon le gestionnaire de réseau RTE (le facteur de charge de la filière était en moyenne de 21,1% en 2018).

Parc éolien français
Les objectifs de la PPE pour la France métropolitaine continentale – ici indiqués en pointillés pour l’éolien terrestre – doivent être confirmés « par décret d’application à la fin de l’année 2019 », rappelle France Energie Eolienne. (©Connaissance des Énergies, d’après France Energie Eolienne)

Répartition des parcs et développement des installations « de grande hauteur »

À fin juin 2019, la France comptait 7 950 éoliennes réparties entre près de 1 380 parcs (données incluant les territoires ultramarins). À cette date, deux régions disposaient sur leurs territoires de 50% des capacités éoliennes françaises raccordées : les Hauts-de-France (315 parcs éoliens) et le Grand Est (259 parcs).

Précisons par ailleurs que 16 exploitants gèrent plus de 300 MW de capacités éoliennes en France, les premiers d’entre eux étant les grands énergéticiens Engie (2 160 MW à fin juin 2019 en incluant les installations de CNR) et EDF Énergies renouvelables (1 556 MW).

Outre les mesures de simplification du cadre réglementaire, l’essor de l’éolien en France passe entre autres par « l’introduction de machines de dimensions plus grandes et plus performantes » permettant de capter des vents forts et réguliers (notamment dans des zones a priori moins attrayantes pour la filière), souligne France Energie Eolienne. L’association cite en exemples les parcs de Chamole (Jura) et Massay (Cher) qui disposent d’éoliennes atteignant 193 m de haut « en bout de pales » (contre 120 à 155 m en moyenne en France) avec des mâts de 135 m (entre 80 et 100 m en moyenne).

France Energie Eolienne estime que ces projets « de grande hauteur » – fréquents en Allemagne – sont encore « trop rares » sur le territoire français (en raison de barrières d’ordre réglementaire, logistique ou environnementale). Il est notamment « presque impossible d’implanter une éolienne à moins de 30 km d’un radar militaire », ce qui conduit selon l’association à interdire « plus de 50% du territoire […] aux éoliennes de plus de 150 mètres de hauteur ».

Éolien offshore et voisins européens

France Energie Eolienne souligne par ailleurs les attentes relatives à l’éolien offshore en France. Bien que bénéficiant de 3 500 km de côtes et du 2e gisement de vent en Europe après le Royaume-Uni, la France ne dispose toujours pas de parc offshore en service (seule l’éolienne flottante « Floatgen » est en service au large du Croisic).

Parmi les différents projets éoliens offshore en cours de développement en France, les parcs de Courseulles-sur-Mer (75 éoliennes de 450 MW de puissance cumulée) et de Fécamp (83 éoliennes, 498 MW) devraient être les premiers à être mis en service, en 2022 selon le calendrier actuel. En avant-propos de cet Observatoire, la ministre en charge de l’énergie Élisabeth Borne souligne que « le Parlement a renforcé l’ambition de développement de l’éolien en mer en fixant un nouvel objectif de rythme d’attribution de 1GW par an d’ici à 2024 ».

Pour illustrer la compétitivité de la filière offshore, France Energie Eolienne fait référence aux tarifs proposés dans le cadre du dernier appel d’offres à Dunkerque, projet attribué pour « moins de 50 €/MWh » (63 €/MWh pour les derniers appels d’offres relatifs à l’éolien terrestre(5)). Signalons toutefois que la forte baisse du prix annoncé dans le cas de ce projet est autres liée à l’évolution du cadre réglementaire – « inspiré du modèle appliqué en mer du Nord » : le raccordement du parc sera « financé par RTE et refacturé à l’ensemble des consommateurs ».

Pour rappel, la France dispose du 4e parc éolien en Europe après l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni. L’ensemble du parc éolien de l’UE à 28 – d’une puissance de 178,8 GW à fin 2018 (dont près de 18 GW offshore) –  a produit 362 TWh en 2018 selon les données de WindEurope(6).

Energie éolien dans l'Union européenne
En 2018, les facteurs de charge moyens de la filière éolienne dans l’Union européenne ont atteint 22% pour les installations terrestres et 36% pour les parcs offshore. (©Connaissance des Énergies, d’après WindEurope)

Emplois et recettes fiscales

La filière éolienne revendique sa position de premier « employeur ENR en France » : l’ensemble de la chaîne de valeur éolienne employait 18 200 personnes(7) « s’appuyant sur environ 1 000 sociétés »  à fin 2018, soit 6,4% de plus qu’un an plus tôt (+ 1 100 emplois). France Energie Eolienne estime que la filière crée « 1,2 emploi au cœur des territoires pour chaque nouveau MW d’énergie éolienne raccordé ».

L’Observatoire de l’éolien souligne que la filière crée de l’emploi sur l’ensemble du territoire français, « y compris dans les zones rurales » (activités d’exploitation et de maintenance) bien qu’une part très importante des emplois du secteur soit encore concentrée dans « le Bassin parisien (Île-de-France ainsi qu’une partie des régions Centre-Val de Loire et Normandie), regroupant traditionnellement une part importante des sièges sociaux d’entreprises ». L’Observatoire indique par ailleurs que « de nombreux emplois restent à pourvoir dans l’éolien, notamment dans le développement et la maintenance ».

France Energie Eolienne souligne également dans sa publication les recettes fiscales des collectivités associées aux parcs éoliens (imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux, taxes foncières, etc.) : elles avoisineraient « de l’ordre de 10 000 à 15 000 euros par MW raccordé et par an »(8). Selon l’association, l’implantation de parcs éoliens contribue à l’émergence au niveau local d’autres « projets porteurs d’avenir : chaufferies au bois, réhabilitation des bâtiments publics, mise en place de circuits courts d’approvisionnement alimentaire, etc. »

Précisons que la « fin de vie » des parcs éoliens (démontage et recyclage(9)) n’est qu’« abordée » dans ce rapport mais ne fait pas l’objet d’une quantification. L’Observatoire éolien mentionne toutefois 2 exemples de projets de « renouvellement » de parcs (Sainte-Suzanne à la Réunion et Souleilla-Corbières-Treilles dans l’Aude(10)) qui doivent permettre d’augmenter sensiblement les productions.

Emplois dans la filière éolienne française
La branche « Études et développement » compte pour près de 30% des emplois de la filière éolienne en France à fin 2018 selon l’Observatoire de l’éolien 2019. (©Connaissance des Énergies, d’après France Energie Eolienne)

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Carcassonne. Éoliennes de la montagne noire : le vent tourne, la lutte s’organise

  • Des discussions animées entre les responsables des différentes associations anti-éoliennes.

    Des discussions animées entre les responsables des différentes associations anti-éoliennes.
Publié le  , mis à jour 
l’essentielDe plus en plus de voix s’élèvent contre le développement anarchique de parcs éoliens en France. Dans la Montagne Noire, une première mobilisation a rassemblé dimanche dernier une centaine d’opposants qui s’inquiètent pour leur cadre de vie, leur santé, la biodiversité…

«C’est moche et ça fait beaucoup de bruit, même si pour certains les éoliennes ont une bonne image, sauf pour les gens qui vivent à côté», se plaint une convive lors du repas pris en commun. Sur les hauteurs de Cubserviès, près de Roquefère, une centaine d’habitants de la Montagne Noire se sont mobilisés afin de marquer leur désaccord quant à la prolifération non contrôlée des éoliennes sur leur lieu de vie, leurs nuisances acoustiques, visuelles et autres. Une journée avait été organisée par l’association Vent Mauvais, qui associait le caractère ludique avec une randonnée le matin, et le sérieux l’après midi avec une plateforme de discussion.

D’entrée, le cadre était tracé. Avec 700 éoliennes, l’Occitanie veut devenir la première région à énergie positive d’Europe. Mais, selon les opposants à l’éolien industriel, les promoteurs d’éolien semblent guidés par le profit, la rentabilité plutôt que par la transition énergétique.

Patrice Lucchini, au nom de Vent Mauvais, recentrait ses propos sur la Montagne Noire, qui compte déjà huit centrales pour 86 éoliennes et qui demain, avec les constructions et les projets à venir, pourrait atteindre le chiffre de 150. Plusieurs de ces projets sont dans son viseur : «A Laprade, sept sont envisagés près du Mémorial de la Résistance de Fontbruno, alors que la totalité de ses habitants ont voté contre. à Pradelles-Cabardès, au lieu-dit La Braquette, le tribunal administratif de Montpellier a retoqué l’avis défavorable émis par le Préfet concernant trois éoliennes. Dans le secteur de Pradelles/Cabrespine encore, un repowering prévoit de remplacer 16 éoliennes par neuf de nouvelle génération avec des hauteurs de 200 mètres en bout de pâles et des puissances triplées. Dans le village des Martys, sur le plateau du Sambrès déjà pourvu de 26 éoliennes, six autres sont prévues».

D’autres interventions, comme celle de Jacques Biau, un Tarnais à la tête de Nostra Montanha à Rialet-sur-Tarn, et celle de Thierry Farion, du Collectif Citoyen pour des Corbières Vivantes autour de Davejean-Dernacueillette, appuyaient encore un peu plus le trait à travers des épisodes récents. Tous s’accordent à dire qu’il n’existe aucune politique de planification et que chaque projet était assujetti à la volonté ou non d’élus locaux, sachant qu’en dernier lieu l’aval du représentant de l’état est obligatoire : «Le maire ouvre la porte, le préfet décide». Dans ce cadre-là, le président de Vent Mauvais était reçu ce jeudi 12 septembre à la préfecture pour la première fois en vue d’évoquer la situation dans la Montagne Noire. Les représentants des différentes associations demandent un moratoire d’un an. Dans cette attente, une pétition signée via internet par plus de 9000 citoyens a été remise par la même occasion au préfet par intérim du département de l’Aude, Claude Vo-Dinh.


Un témoignage poignant

Originaire d’Afrique du Sud, Cathy Jackson a toujours été attirée par la nature sauvage. En 2003, elle fait l’acquisition d’une maison forestière bordant le lac de La Galaube, à Lacombe. Le montant de la vente et de nombreux travaux, dont l’électricité et l’eau, font monter la note de ce qui devait être un paradis pour sa retraite à pas moins de 500 000€. Lorsqu’en 2015 elle a vu s’implanter onze éoliennes tout près de sa demeure, pour une puissance totale de 22MW, Cathy doit pourtant déchanter. «C’est horrible, je vis avec les fenêtres fermées en plein été, entre le bruit incessant et la nuit des phares rouges clignotant. Je n’ai pas dépensé tout cet argent pour habiter dans une zone industrielle. Qui plus est , mon bien est aujourd’hui invendable». Depuis trois ans, notre Sud Africaine se bat pour faire valoir ses droits auprès du promoteur, de la DREAL et de la Préfecture , du sénateur Roland Courteau, contacté, mais rien n’a bougé à ce jour. Un cadre de vie détruit, Cathy Jackson ne passe guère plus de deux mois par an en France, elle qui souhaitait en faire son havre de paix.

La durabilité à l’épreuve de l’économie

Posté le 23 avril 2019 par Pierre Thouverez dans Entreprises et marchés

Il est à première vue difficile d’intégrer la notion de durabilité dans le système économique tel qu’on le connaît. En effet, ce dernier obéit à des temporalités courtes, ne se soucie pas a priori de l’état des ressources qu’il consomme, ni plus globalement de la durabilité de ce qu’il finance.

Pour simplifier, dans le système – capitaliste et libéral – qui est le nôtre, l’activité économique détruit l’environnement.

En y ajoutant la notion de durabilité on le rend pérenne. Facile. Sauf que la durabilité est une chose simple à projeter mais extrêmement complexe à mettre en place pratiquement. Parce que l’évaluation de la durabilité économique d’une activité prend en compte l’intégralité de son cycle de vie.

Ainsi les véhicules électriques, s’ils ne produisent pas de CO2 pendant leur fonctionnement, nécessitent pour la fabrication de leur batterie des métaux rares qui, eux, sont très émetteurs de CO2.

Il en est de même dans une certaine mesure pour les éoliennes et les panneaux solaires.

Les crédits carbone sont un autre exemple. Mis en place pour permettre aux industriels de compenser leurs émissions de GES, il est aujourd’hui devenu un instrument de spéculation, et le moyen pour certaines entreprises de s‘acheter une image de durabilité sans rien changer de leurs pratiques non durables.

Des synergies ?

Autre exemple, le recyclage : selon un rapport de l’ADEME datant de 2002, le recyclage est une solution pertinente pour certains matériaux comme l’acier, l’aluminium ou le verre. Par contre, le recyclage du plastique est plus épineux. S’ils se substitue entièrement au plastique vierge dans les produits transformés, le plastique recyclé fait sens. Si le plastique recyclé est utilisé à la place du bois pour fabriquer des meubles, mieux vaut alors l’incinérer. Même chose pour les papiers et cartons : l’utilité écologique de leur recyclage dépend de plusieurs paramètres locaux comme la présence d’un incinérateur par exemple.

Du coup, une question émerge : étant donné que la notion de développement durable oblige à prendre en compte des contraintes – finitude des ressources, besoins – qui constituent des freins au développement économique, le développement durable et l’économie peuvent-ils être synergique ?

La réponse est non. L’économie de marché que nous connaissons se nourrit d’une croissance perpétuelle et régulière dans le temps. Tel quel, il n’est pas adapté, par définition, pour faire émerger des modèles durables soucieux de la gestion des ressources et des impacts environnementaux.

Ce que l’on observe via les exemples évoqués ci-dessus, c’est que les modèles économiques durables mis en place – pour le recyclage par exemple – sont contraints de s’adapter à la réalité économique. Pas le contraire. L’exemple de l’économie circulaire illustre bien cette adaptation.

Cela est connu, et cela ne changera pas. Ou pas assez vite par rapport à l’évolution des problématiques écologiques que nous connaissons.

Une illusion

Ainsi, la vision du développement durable comme une façon de concilier la croissance économique avec la protection de l’environnement et la cohésion sociale est une douce illusion. Et un contresens par définition.

Le cas de l’éolien en France en est le symbole. Longtemps subventionné pour rendre son prix de vente compétitif, l’électricité éolienne est artificiellement “boostée” par l’État dans le cadre de la transition énergétique.

Et même si le prix de l’éolien terrestre en France est aujourd’hui compétitif, l’État continue à garantir l’achat de l’électricité produite pour favoriser le développement de la filière. Cet exemple, loin d’être isolé, montre que beaucoup de solutions durables doivent être “accompagnées” pour pouvoir exister économiquement.

Les subventions destinées à encourager l’achat de véhicules électriques participent du même mouvement.

Mais le tableau n’est pas si noir. Pour une raison : l’innovation. Qui aurait cru il y a 20 ans que l’électricité solaire ou éolienne serait aussi rentable aujourd’hui ? L’innovation dans ces domaines a permis et permettra d’atteindre des niveaux de rendements exceptionnels.

D’ailleurs, le stockage efficace de l’énergie éolienne est probablement l’innovation qui permettra à l’éolien de se faire une place définitive dans le marché énergétique français et mondial, même si des solutions efficientes existent déjà. Entre-temps, il faudra que l’innovation permette à la filière éolienne de résoudre une autre problématique, celle de son empreinte écologique.

On en est loin. Mais si développement durable et économie de marché sont par essence incompatibles, la première option pour intégrer un modèle durable dans l’économie actuelle est bel et bien l’innovation.

Pour aller plus loin

L’éolien à tout prix, une impasse écologique

EDOUARD TETREAU / Associé-gérant de Mediafin Le 06/02 à 07:20
 
Malgré des dizaines de milliards de subventions détournées du pouvoir d’achat des Français (sous forme d’impôts), l’éolien est l’une des énergies les moins rentables du mix énergétique français.
 
CHRONIQUE – D’un côté, les pouvoirs publics encouragent l’installation de coûteuses éoliennes qui défigurent le paysage et ne produisent que par intermittence. De l’autre, Bruxelles décourage l’hydroélectricité en voulant détruire barrages et moulins au nom de la continuité des cours d’eau. Où est la logique écologique ?
C’est un des mystères français les plus intrigants de notre époque : alors que des milliers d’éoliennes fleurissent sur le territoire, des dizaines de milliers de moulins, barrages, retenues d’eau, lacs, écluses et biefs sont voués à la destruction administrative.
 
Pour paraphraser la formule du général de Gaulle, l’écologie étant une affaire bien trop sérieuse pour la confier à des écologistes, tentons de l’aborder ici en novice et sans parti pris.
 
Dans un ouvrage aussi courageux que documenté (*), Pierre Dumont et Denis de Kergorlay détaillent ce naufrage annoncé qu’incarne le parc éolien terrestre français. 7.000 éoliennes, de plus en plus nombreuses (objectif 50.000 à horizon 2050) et de plus en plus grandes, font couler toujours plus de béton dans la terre ; massacrent nos paysages, constitutifs de notre patrimoine et de notre identité ; font la fortune d’une poignée de financiers, d’industriels et d’agriculteurs plus chanceux ou connectés qu’avisés.
 
Frankestein écologique
Avec ces cornes d’abondance de béton et de métal mêlés, viennent leurs corollaires : la prévarication, la pollution des terres, la mise en danger de la faune animale, des oiseaux et des chauve-souris. N’en jetez plus ? Ah, si, un dernier détail : malgré des dizaines de milliards de subventions détournées du pouvoir d’achat des Français (sous forme d’impôts), l’éolien, cerise sur le gâteau, est l’une des énergies les moins rentables du mix énergétique français : deux fois le coût du nucléaire ; 57 % plus cher que le solaire ; et l’intermittence de cette énergie oblige à doter les éoliennes de moyens de production pilotables… émetteurs de CO2 ! En langage de Millennials, cela s’appelle un vent.
 
À LIRE AUSSI
 
Ce Frankenstein écologique est le fruit de deux des pires maux français actuels : d’abord, l’option préférentielle pour l’idéologie et l’affichage politique plutôt que les faits : les éoliennes sont ruineuses et nuisent à l’environnement, et alors ? Ces monuments visibles de « l’action en faveur du climat » – périphrase qui ne signifie rien – sont la preuve vivante que les politiques font de l’écologie. L’objectif est atteint. Ensuite, le jacobinisme bureaucratique, peu importe qu’il soit parisien ou bruxellois, s’impose à la connaissance et l’initiative locales.
 
Alors que se déploient sur tout le territoire ces verrues verticales polluantes, l’on a décidé, entre Paris et Bruxelles, qu’il fallait condamner à mort des milliers d’ouvrages, souvent centenaires et parfaitement intégrés au paysage, produisant une énergie alternative millénaire particulièrement compétitive : l’eau.
 
La France, avec 74 fleuves, 416 rivières, 1.714 canaux et 1.288 torrents, est dotée d’un gigantesque potentiel hydroélectrique . S’il existe un débat d’experts sur le chiffrage exact de ce potentiel (entre 10.000 et 40.000 mégawatts), l’Agence internationale de l’énergie (rapport 2017) l’évalue à 25.000 mégawatts, soit davantage que le potentiel des énergies fossiles ; cinq fois celui du solaire, trois fois celui de l’éolien. Et avec des installations, basses, qui se fondent naturellement dans nos paysages, respectant l’environnement, tout en stimulant l’activité et les centaines de milliers d’emplois de la filière BTP-construction. Des emplois non délocalisables, à la différence des productions de photovoltaïques et d’éoliennes, très loin du territoire français.
 
Des ouvrages menacés
Pourquoi cette ruée vers l’or de l’eau n’a pas encore eu lieu ? D’abord à cause de Bruxelles : au nom du principe de la continuité écologique, la directive-cadre sur l’eau (2000) impose à la France de détruire tout ce qui pourrait faire entrave au cours de l’eau, rivière par rivière. Les ayatollahs de l’écologie politique s’engouffrent dans cette brèche curieuse (imagine-t-on l’équivalent sur la terre ferme, où il faudrait détruire tout ce qui fait « entrave » à la nature ?) et, aidés en cela par des administrations zélées, poussent les services de l’Etat à une véritable frénésie destructrice. En Seine-Normandie, en Artois-Picardie, en Loire-Bretagne, ce sont des milliers d’ouvrages, du simple moulin jusqu’aux barrages de la Sélune, que l’on veut détruire avec l’argent public, le plus souvent contre l’avis des populations locales .
 
Les idéologues, les administrations parisiennes et Bruxelles auront le dernier mot ; et tant pis si la réalité de la nature et le mystère de la vie vont à rebours de ces dogmes : ce n’est pas parce que vous interrompez un cours d’eau que les grenouilles, puis les poissons, ne vont plus s’y déployer en abondance. Au contraire. Simplement, pour comprendre ces phénomènes, il faut non pas tracter, tweeter, ou faire du lobbying rue de Grenelle. Mais aller au contact de la nature ; arpenter les lacs et les rivières ; faire preuve aussi d’une forme d’humilité, si étrangère aux écologistes militants qui veulent façonner le monde et ses habitants à leur image.
 
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Ce deux poids, deux mesures est révélateur. Pour les éoliennes, le pouvoir politique lève les obstacles et promeut une industrialisation des campagnes. Contre l’hydroélectricité, il s’érige en défenseur d’une vision dogmatique de l’écologie où la nature n’est belle que débarrassée de l’empreinte de l’homme, et tant pis si cette empreinte est là depuis des siècles.
 
Le moment est venu, pour ceux qui ont la véritable écologie au coeur – non pas ce militantisme de l’homme et de l’environnement nouveaux, mais bien, étymologiquement, cette « science de la maison », de la terre que nous habitons – de s’investir dans le grand débat. Et de faire valoir une vision plus humaine, plus humaniste et plus respectueuse de notre terre.
 
(*) « Eoliennes : chronique d’un naufrage annoncé », Editions François Bourin, 2018.
 
Edouard Tétreau est associé gérant de Mediafin.
 
Edouard Tétreau
 

Déployer des parcs éoliens et solaires aiderait le Sahara à verdir

JEAN MICHEL GRADT Le 20/10 à 14:33Mis à jour à 20:15

Implanter nombre considérable d’éoliennes panneaux solaires effet doubler précipitations, notamment Sahel, affirme récente étude.
Implanter un nombre considérable d’éoliennes et de panneaux solaires aurait pour effet de doubler les précipitations, notamment au Sahel, affirme une récente étude. – Shutterstock

Cette étude montre que, déployés sur de très grandes échelles, ces parcs pourraient dynamiser la végétation au Sahara et au Sahel.
Parsemer le Sahara de parcs éoliens et solaires, l’idée n’est pas nouvelle. En théorie, ils produiraient assez d’énergie renouvelable pour satisfaire la demande mondiale d’électricité. Mais les bénéfices de tels projets ne se limitent pas à l’énergie : selon une étude publiée en septembre dans la revue Science ces mêmes installations rendraient le désert du Sahara et le Sahel voisin plus verts.

La modélisation montre en effet qu’installer trois millions d’éoliennes et panneaux solaires sur 20 % de la surface du désert du Sahara (soit 9 millions de kilomètres carrés) « aurait pour effet de causer un doublement des précipitations », note avec intérêt l’ONU Environnement.

Comment ? Pour schématiser, en modifiant la circulation des masses d’air pour les éoliennes, et en augmentant la température au niveau du sol pour les centrales solaires, les énergies renouvelables pourraient conduire à une augmentation des pluies au Sahara, les précipitations passant de 0,24 à 0,59 mm par jour.

Les chercheurs, qui ont obtenu ces résultats grâce à un modèle climatique qui intègre une dynamique de la végétation, estiment que la région la plus susceptible de bénéficier des telles installations est le Sahel, une terre aride qui s’étend du Sénégal à Djibouti.

« L’augmentation de précipitations la plus importante se produirait dans le Sahel, avec une magnitude de changement comprise entre +200 et +500 mm de précipitations par an, ce qui est suffisamment important pour avoir des impacts écologiques, environnementaux et sociétaux majeurs ».

Lever les obstacles
L’ONU pointe cependant trois obstacles majeurs à ce type de projets. Le premier est d’ordre politique. Pour qu’un tel plan fonctionne, « il suppose le soutien politique de toutes les parties concernées, y compris celui de groupes actuellement qualifiés de terroristes », écrit l’organisation internationale.

Obstacle naturel ensuite, avec les tempêtes de sable qui pourraient endommager les installations ou nuire à leur rendement. L’argent enfin. La maintenance d’un système solaire/éolien de cette taille pourrait s’avérer « un défi énorme et très coûteux, si la construction de routes dans le désert devait être envisagée ».

Lancé début 2010, le projet Desertech, qui visait à produire de l’électricité au Sahara pour l’acheminer en Europe, a échoué. Un échec qui n’a pas dissuadé le Maroc d’inaugurer en février 2016 la première tranche de la centrale solaire de Noor. Et de persévérer : Noor Ouarzazate III sera en effet livrée à la fin de l’année. Une preuve que s’agissant du climat, ce qui paraissait compliqué hier pourrait s’avérer nécessaire demain.

Même si la communauté internationale n’est toujours pas en mesure d’ atteindre les objectifs de l’Accord de Paris , « des objectifs ambitieux s’appuyant sur des informations scientifiques rigoureuses et une volonté politique internationale sont le meilleur espoir que nous ayons pour éviter d’atteindre un point de basculement, où quoi que nous fassions sera insuffisant et trop tardif », prévient Niklas Hagelberg, spécialiste des changements climatiques à ONU Environnement.

Jean-Michel Gradt

https://www.lesechos.fr/…/0302420048193-deployer-des-parcs-…

Éolien, CO2 : une politique énergétique absurde

La politique énergétique actuelle semble méconnaître les faits et la logique.

Par Jean-Pierre Bardinet.

Il y a quelque temps, le ministère de la Transition Écologique et Solidaire (qui n’a rien d’écologique ni de solidaire…) a lancé une consultation publique concernant un projet de décret relatif aux éoliennes terrestres et portant diverses dispositions de simplification et clarification du droit de l’environnement.

Que de manière jésuistique ces choses-là sont dites, car il s’agit en fait de supprimer toute possibilité de recours aux associations de riverains et/ou aux associations nationales telle la FED.

Bref, ce projet de décret, émanant de la Commission Lecornu a pour seul objectif de supprimer toute entrave juridique ou administrative à l’implantation d’usines éoliennes partout en France et à laisser les promoteurs avides faire ce qu’ils veulent.

Bien évidemment, comme de coutume, sous couvert de démocratie participative, les conclusions de cette consultation sont déjà connues et ne subiront très vraisemblablement aucun amendement.

J’ai néanmoins participé, sans me faire aucune illusion, en déposant deux commentaires (le premier pour rappeler qu’en matière de production d’électricité ils n’ont rien compris, que leur politique énergétique est totalement incohérente et catastrophique pour notre pays, et le second pour me défouler face à la lourde machinerie techno-bureaucratique, adepte inconditionnelle des thèses du GIEC/IPCC).

UNE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE INCOHÉRENTE
Les politiques climat-énergie de notre pays (et de la plupart de pays de l’UE) sont fondées sur l’hypothèse non prouvée que nos émissions de CO2 ont une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale et sur le climat de notre planète.

Il s’ensuit que les politiques énergétiques privilégient en principe les émissions bas carbone et elles sont censées, en outre, fournir des moyens de production conformes aux standards d’une production rationnelle d’énergie électrique, à savoir :

1. Elle doit être pilotable, adaptable en temps réel aux fluctuations de la demande. En particulier, elle doit être capable de gérer les heures de pointe (HP) et de réduire la production en fonction de la baisse de la demande en heures creuses (HC).
2. Elle doit être indépendante des caprices d’Éole et des cycles de Phébus.
3. Elle doit avoir un impact mineur sur l’environnement et la biodiversité
4. Le réseau de transport ne doit pas être soumis à des fluctuations brutales et aléatoires.
5. Le prix du kWh doit être compétitif.
6. La sécurité d’approvisionnement doit être garantie.
7. Elle doit avoir un bilan carbone vertueux.

Contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, le bilan carbone des éoliennes intermittentes est mauvais, de manière indirecte, car la gestion de l’intermittence en temps réel nécessite des centrales thermiques en soutien permanent, obligées de fonctionner en régime discontinu, ce qui dégage encore plus de CO2.

Donc, pour sauver la planète d’un problème vraisemblablement imaginaire, on met en place des filières qui vont à l’encontre de ce qui est souhaité. Comprenne qui pourra !…

Plus généralement, il est facile de vérifier que les éoliennes intermittentes ne satisfont à aucun des standards d’une production rationnelle d’énergie électrique : non pilotables, soumises aux caprices des vents, massacreuses de biodiversité ailée (ce qui perturbe gravement l’équilibre des écosystèmes locaux), sources de nuisances pour les riverains (infrasons), sources de variation brutales du réseau de transport, prix du kWh non compétitif, aucune sécurité d’approvisionnement en HP hivernale du soir, bilan carbone non vertueux, et… racket institutionalisé des ménages (taxe CSPE), ce qui fait que l’on se demande quelle est la justification de leur développement inconsidéré.

Les profits pharaoniques des promoteurs, aux frais des ménages ? Une politique volontariste de décroissance, engendrant misère et graves mouvements sociaux ? Un torpillage en règle du tourisme dans nos belles régions, défigurées par les usines d’éoliennes ? Le soutien dogmatique d’une énergie « verte », alors qu’elle ne l’est pas ? Pour tuer le nucléaire, combat historique des Verts, alors même que son bilan carbone est particulièrement vertueux, ce qui est une seconde incohérence ?

Pour toute personne sensée, les EnR intermittentes, à la technologie du passé, adulées par les chantres de l’écologisme, n’auraient jamais dû voir le jour, car les filières de la surgénération, sur lesquelles travaillent et avancent plusieurs pays, sont bien plus intéressantes.

Bref, l’éolien ne sert à rien et les propositions de la Commission Lecornu, dont l’objectif est de favoriser les implantations d’usines éoliennes en bafouant les droits des citoyens, sont néfastes pour notre pays.

UNE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE QUI MÉCONNAÎT LA SCIENCE
Posons-nous tout d’abord une simple question : l’hypothèse arbitraire, non prouvée, de l’action mesurable du CO2 sur la température, peut-elle être suffisamment robuste pour servir de socle aux projections des modèles numériques et aux politiques énergétiques ? Voyons si cette hypothèse est validée par l’observation.

Depuis 130 ans, la seule période connue de co-variation CO2 -température est 1978-1997. De 1950 à 1977 (approximativement) la température a légèrement baissé alors que nous étions dans les Trente Glorieuses et que nos émissions de gaz satanique étaient en plein essor.

Auparavant, de 1910 à 1940, la température avait augmenté, avec la même pente que sur 1978-1997, mais avec une très faible croissance du taux de CO2 atmosphérique.

Un autre exemple plus lointain : au Cambrien (-500 à -600 millions d’années) le taux de CO2 a été de plusieurs milliers de ppm, et, de -100 Ma à -500 Ma (avec un minimum de quelques centaines de ppm autour de -300 Ma), la moyenne a été de 2000 ppm, sans que cela ne génère un réchauffement cataclysmique.

Si les modèles numériques tournaient avec en entrée un taux de CO2 de quelques milliers de ppm, ils prévoiraient un emballement incontrôlé et exponentiel de la température, ce qui ne s’est pas produit dans le monde réel. Il est donc légitime de douter de la pertinence de la politique climat-énergie de notre pays.

N’oublions pas que le CO2, quelle que soit son origine, est gaz de la Vie sur Terre : sans lui, pas de photosynthèse, donc pas de végétation, pas de phytoplancton, pas d’oxygène. Il est donc incompréhensible de le considérer comme un polluant et de le taxer. Taxer le gaz de la Vie, n’est-ce pas absurde ?

Cela étant, selon le rapport AR5 du GIEC/IPCC, nos émissions de CO2 ne sont que de 4 à 6% du total des émissions. On nous dit que le CO2 d’origine anthropique s’accumule dans l’atmosphère, son temps de séjour étant estimé par le GIEC/IPCC à une centaine d’années (notons que cette estimation, curieusement, est la seule, 40 autres, provenant de publications scientifiques, mais négligées par le GIEC/IPCC, l’estimant à 8 ans en moyenne).

En fait, le temps de séjour du CO2 dans l’atmosphère, quelle que soit son origine, naturelle ou anthropique, n’est que de 5 à 6 ans environ, et la part de CO2 anthropique dans l’air n’est que d’environ 6% (delta C13).

Donc, même si le CO2 avait une action mesurable sur la température, notre politique climat-énergie, censée agir sur 1% environ du total des émissions mondiales, n’aurait aucun effet, si ce n’est procurer des avantages déraisonnables aux promoteurs de l’éolien (et du solaire), d’augmenter la précarité énergétique, de détruire de l’emploi et de réduire le pouvoir d’achat des ménages. Faire plus absurde, est-ce possible ?

10 mesures nécessaires pour libérer l’énergie éolienne

AURÉLIE BARBAUX EOLIEN , TRANSITION ÉNERGÉTIQUE PUBLIÉ LE 20/01/2018 À 09H00

Après trois mois de réunions, le groupe de travail sur l’éolien a dévoilé dix propositions pour accélérer la concrétisation des projets et améliorer leur acceptabilité au niveau local.
10 mesures nécessaires pour libérer l’énergie éolienne © Aurélie Barbaux

Pourquoi la France est en retard dans les renouvelables
Quelle place pour le renouvelable dans le mix énergétique en 2030?

Installé en octobre 2017, le groupe de travail sur l’éolien terrestre avait pour objectif de trouver des solutions pour gagner du temps sur la durée de projets, simplifier les procédures et apaiser les relations avec les riverains afin, in fine, de doubler la capacité de production issue de l’éolien terrestre entre 2016 et 2023. Aujourd’hui, monter un projet de parc éolien prend de 7 à 9 ans, contre 3 à 4 ans en Allemagne. La France s’est fixée comme objectif d’installer d’ici 2023 entre 21,8 et 25 gigawatts (GW) de capacités de production d’électricité à partir d’éolien. À fin 2017, 13,7 GW étaient installés. Le groupe de travail, piloté par Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, a présenté le 18 janvier dix mesures pour atteindre ce triple objectif.

1 Supprimer un niveau de juridiction pour les contentieux

2 Figer automatiquement les moyens au bout de 2 mois

3 Clarifier les règles pour les projets de « repowering »

4 Réévaluer les zones propices à l’éolien

5 Supprimer l’approbation d’ouvrage électrique

6 Réduire les balisages clignotant

7 Mieux intégrer l’éolien dans les paysages

8 Réserver 20 % de l’IFER éolien aux communes

9 Editer un guide des bonnes pratiques

10 Inciter le financement participatif

https://www.usinenouvelle.com/article/10-mesures-necessaires-pour-liberer-l-energie-eolienne.N640758

Voir aussi :

« Un plan en 10 points pour développer l’éolien en France ».
Portail environnement :

https://www.actualites-news-environnement.com/37717-eolien-…

« 10 mesures nécessaires pour libérer l’énergie éolienne ».
L’usine nouvelle :
https://www.usinenouvelle.com/…/10-mesures-necessaires-pour…

« Dix propositions pour développer l’éolien terrestre ».
Caisse des dépôts du territoire :

https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/…/ContentSer…/…

« L’horizon se dégage pour les éoliennes »
Le point :

http://www.lepoint.fr/…/l-horizon-se-degage-pour-les-eolien…

« Eolien terrestre: dix mesures à venir pour simplifier les règles » .
Le moniteur.fr :

https://www.lemoniteur.fr/…/eolien-terrestre-dix-mesures-a-…

« France: le gouvernement annonce des mesures pour lever les freins à l’éolien terrestre ».
Challenge S :

https://www.challenges.fr/…/france-le-gouvernement-annonce-…

« Nous allons gagner deux à trois ans sur les procédures ».
Les Echos.

https://www.lesechos.fr/…/0301163874501-sebastien-lecornu-e…