L’INDUSTRIE DES ÉOLIENNES EN CRISE

En 2019, l’éolien a produit 7,2% de l’électricité consommée.

Mme la Ministre Elisabeth Borne, en avait-elle été informée avant de signer  en catimini  le décret concernant la  Programmation Pluriannuelle de l’Énergie  basée sur l’éolien ?

L’industrie des éoliennes traverse une crise grave, des  fabricants majeurs de  turbines se désengagent d’une  filière qu’ils considèrent sans avenir.
Une succession d’annonces concordantes  indique que les leaders européens de la filière éolienne licencient et opèrent actuellement des désengagements. (3)
Cette tendance de fond importante  en 2019 a été amplifiée par la crise du covid, qui a mis en évidence l’extrême fragilité des industriels du vent  dont la rentabilité artificielle dépend depuis plus de 15 ans de subventions européennes ou nationales.

La situation  de l’électricité en France peut devenir  critique
Le graphique des parts de marché des constructeurs d’éoliennes indique globalement aujourd’hui la mainmise  des fabricants Danois et  Allemands. (1)
Aucune des 8000 éoliennes disséminées actuellement sur la France,  n’a été  fabriquée sur le territoire et elles ont  toutes été importées pour un montant que l’on peut évaluer à 30 milliards d’euros. Elles ne vivent que de subventions au détriment des consommateurs.(2)

Les  8.000 à 10.000 éoliennes supplémentaires prévues par nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) signée  en catimini le 11 juin 2020 par Madame la Ministre Elisabeth  Borne devront elles aussi être importées. Compte tenu de cette situation ,il ne serait pas impossible que  ce soient  les chinois qui prennent un jour  le contrôle de la production d’électricité éolienne française et qu’ils  mettent sous tutelle ainsi  l’indépendance énergétique du  territoire national et compte tenu  de la dispersion des implantations des parcs éoliens, il n’est pas exclu  qu’ils prennent progressivement à terme  le contrôle le financier de milliers  communes rurales.

La décision de Mme la Ministre était déjà structurellement incompréhensible puisqu’elle  a engagé la sécurité du territoire en  remplaçant  des sources de production d’électricité fiables et pilotables,  par des sources  intermittentes et imprévisibles. (3)

Mais en constatant  de surcroit qu’elle   a  confié l’avenir de la production d’électricité de la France à  des producteurs de machines virtuellement en faillite, on peut légitimement  s’interroger pour savoir si elle  avait  été mise au courant de cette situation  et si des informations exactes lui avaient  été transmises par le ministère de la transition écologique et solidaire et l’Agence de maitrise de l’Energie (ADEME)  dont l’indépendance vis-à-vis des lobbys industriels éoliens a depuis des années été dénoncée par le Fédération Environnement Durable (FED) .

La filière éolienne française est train de se construire sur des ruines de l’industrie française de l’électricité pour laisser d’autres ruines…

Pour toutes ces raisons la Fédération Environnement Durable est six autres Fédérations nationales ont déposé une requête en conseil d’état pour faire annuler le décret de la PPE.

Annexes :

(2)
Question écrite du 23 juin 2020 de Mme la député Madame Bérengère POLETTI
à Madame la Ministre de la Transition écologique et solidaire sur les tarifs subventionnés aux industriels producteurs des énergies électriques éoliennes intermittentes.)        
https://epaw.org/documentspdf/QST-AN-15-30570QE.pdf

(3)
Électricité : La sécurité du territoire désormais en danger       
https://epaw.org/documentspdf/CP-securit%C3%A9%20du%20territoire-def.pdf

(4)
Fabricants de turbines

VESTAS
Vestas en difficulté licencie 400 employés
Vestas lays off 400, halts some R&D projects          

April 20, 2020 /
COPENHAGEN   (Reuters) –
Vestas wws.CO on Monday it will lay off around 400 employees and halt certain research and development projects with immediate effect as a result the economic impact of the new coronavirus outbreak.
“We’re in a period of high uncertainty and by making a strategic decision on our product portfolio and reduce complexity, we sustain our competitiveness in the future and ensure we can adjust quickly to COVID-19 challenges,” Chief Executive Henrik Andersen said in a statement.
The layoffs will mostly affect staff in Denmark, Vestas said.

ENERCON
Enercon  pertes financières massives        
https://www.energiesdelamer.eu/publications/105-eolien/6363-enercon-en-difficulte
Allemagne – Vendredi 03/01/2020 – energiesdelamer.eu. L’industrie éolienne allemande rencontre des difficultés. Après le groupe Senvion, dont une partie est définitivement passée sous l’aile de Siemens Gamesa en décembre, les pertes massives rencontrées en 2019 par Enercon obligent le groupe à entamer des pourparlers de restructuration avec des financiers.
Le directeur financier indique à Recharge que la perte d’Enercon pourrait dépasser 500 millions d’euros en 2019, tandis qu’un redressement pourrait prendre trois ans.  

Enercon en difficulté a licencié 3000 emplois en 2019 et a fermé la société de construction de mats en béton sur le territoire français près de Compiègne qui vient d’avoir lieu 70 emplois perdus.
Pourtant, cette usine était le projet industriel phare de l’OFATE, (Office franco-allemand pour la transition énergétique-Deutsch-französisches Büro für die Energiewende)  montré en exemple sur leur site.       

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/oise/usine-productrice-mats-eoliennes-ferme-longueil-sainte-marie-70-salaries-menaces-licenciement-1845804.html

NORDEX
Vente imminente de la filiale développement           
https://www.greenunivers.com/2020/06/vente-imminente-de-la-filiale-developpement-de-nordex-239653/

Les grandes manoeuvres dans le secteur des énergies renouvelables ne faiblissent pas, même en période de crise sanitaire. La vente de la filiale développement de Nordex est imminente, selon nos informations. Une transaction qui concerne directement la France puisque les bureaux de cette filiale de 40 personnes sont situés à Saint-Denis, en région parisienne. Son portefeuille de 3 GW de projets éoliens européens à divers stades de développement cherche preneur. 
Nordex …. toujours dans le rouge              
https://www.greenunivers.com/2020/03/turbiniers-nordex-dynamique-mais-toujours-dans-le-rouge-229833/
24 mars 2020
Son free cash flow 2019 est en effet sérieusement déficitaire et aura du mal à être longtemps prolongé. …

SENVION
En faillite, le fabricant allemand d’éoliennes Senvion sera vendu à la découpe
6 septembre 2019
https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/09/06/en-faillite-le-fabricant-allemand-d-eoliennes-senvion-sera-vendu-a-la-decoupe_5507069_3234.html

L’entreprise n’a pas trouvé d’acquéreur pour la sauver du démantèlement. Quelque 4 000 emplois sont menacés.

SIEMENS
Siemens lâche turbines et éoliennes
07/06/2020

https://www.usinenouvelle.com/article/siemens-lache-turbines-et-eoliennes.N970756
Mais, comme annoncé en mai 2019, le groupe allemand va bien se séparer de 55 % de ses parts dans Siemens Energy lors d’une introduction en Bourse prévue le 28 septembre 2020. Et 12 à 18 mois plus tard, il prévoit de procéder à nouveau à une réduction significative du nombre de ses parts. Siemens aura alors quasiment tourné la page de la production des grands équipements énergétiques

Aérodynamique des éoliennes

Aérodynamique des éoliennes

Il s’agit d’une page qui peut s’avérer assez technique pour les personnes qui n’ont pas de base en physique ou en ingénierie. Néanmoins, cette page n’est pas absolument nécessaire à une compréhension d’ensemble du fonctionnement d’une éolienne. En effet, en pratique, il n’est pas obligatoire de comprendre les phénomènes physiques exacts qui rentrent en jeu, à partir du moment où l’on sait ce que l’on peut récupérer comme puissance et énergie électrique de la part de son éolienne. Néanmoins, afin d’être complet et de permettre aux personnes intéressées d’avoir une vue plus pointue ou complète, les bases de l’aérodynamique des éoliennes sont introduites ci-dessous.

La portance et la trainée

Pour comprendre le mode de fonctionnement d’une éolienne, il faut introduire quelques concepts d’aérodynamique. Parmi ceux-ci, les notions de trainée et de portance jouent un rôle majeur. Pour commencer, on simplifie le problème. En effet, lorsque l’on regarde une aile, qu’il s’agisse d’une aile d’avion ou d’éolienne, il s’agit d’un corps à 3 dimensions spatiales. En effet, une aile possède une certaine longueur de corde (direction “x”), une certaine cambrure (direction “y”) ainsi qu’une certaine envergure (direction “z”). De manière générale, il est assez difficile de considérer ces trois dimensions simultanément. On prend uniquement les deux dimensions (2-D) qui contiennent le phénomène physique dominant. Il s’agit de la dimension de la cambrure et de la corde. Ensuite, les aérodynamiciens intégreront la troisième dimension, c’est-à-dire l’envergure, comme étant une superposition de comportements en deux dimensions (2D) le long de l’envergure.

   

À droite, illustration du concept d’aile en trois dimensions avec une cambrure (direction”y”), une envergure L (direction “z”) et une corde (direction “x”).  Le profil d’aile (surface grisée) est obtenu en “découpant” une section de l’aile en un point le long de l’envergure. À droite, vue de profil d’une pale d’éolienne qui donne un bon aperçu d’un profil d’aile. Ici, il s’agit du profil en bout d’aile.

On analyse donc les phénomènes physiques au moyen de profils 2D d’aile. Ce profil est constitué, d’une part, d’un bord d’attaque et d’un bord de fuite, et d’autre part, d’une corde qui relie ces deux extrémités (voir figures ci-dessous). Dans le cas d’une aile complète en trois dimensions, la corde, c, varie généralement en fonction de la position de long de l’envergure. En outre, la forme du profil peut varier avec cette distance. C’est souvent le cas pour les grandes éoliennes dans la mesure où la vitesse du rotor près du moyeu est nettement plus faible qu’en bout de pale. Il n’est pas nécessaire de tenir compte de cette propriété pour comprendre le principe de fonctionnement d’une éolienne voire d’un avion.

Notre profil d’aile est placé dans un écoulement, par exemple, on place le profil au centre d’une soufflerie. L’air présente une certaine vitesse, V, mesurée loin devant le bord d’attaque. En effet, les vitesses que prend l’air autour d’une éolienne sont toujours inférieures à la vitesse du son. On dit qu’elles sont subsoniques. Dans ce cas, les informations peuvent remonter le courant parce qu’elles se propagent plus vite. En fait, l’information se déplace sous forme d’ondes de pression qui ont cette vitesse du son. Du coup, si l’écoulement est subsonique, l’information peut atteindre toutes les directions de l’espace. En pratique, qu’est-ce que cela veut bien dire ? Et bien tout simplement que l’air est déjà perturbé par la présence d’un avion ou d’une éolienne avant même de l’avoir touché. Autre exemple, lorsque vous soufflez sur votre doigt, l’air est perturbé par la présence de votre doigt avant même de l’atteindre. Cela se traduit par des trajectoires courbes des filets de courant (en gros, il s’agit de la trajectoire du fluide). On voit clairement dans les figures suivantes qu’ils sont déviés bien avant d’avoir atteint le bord d’attaque. Par conséquent pour avoir une bonne idée de la vitesse à laquelle on soumet notre profil, il faut le mesurer bien loin devant le bord d’attaque, suffisamment loin pour qu’il ne soit pas perturbé par la présence du profil. Dans le jargon de l’aérodynamique, on parle de vitesse infini amont.

   

Retournons à notre profil d’aile placé dans une soufflerie. De manière générale, la corde présente un certain angle avec la vitesse de l’air en amont, V. Cet angle s’appelle l’angle d’attaque (AOA pour “angle of attack”). Plus cet angle est important, plus les filets d’air sont déviés par le profil. En d’autres termes, la présence de l’aile réorganise localement l’écoulement de l’air (autour du profil). La partie du profil entre le bord d’attaque et de fuite orientée vers le haut est appelée, extrados, tandis que l’autre moitié orientée vers le bas est appelée, intrados. Du côté de l’extrados, l’aile a fait accélérer l’écoulement. Par contre, elle a ralenti l’écoulement côté intrados. La physique nous apprend qu’une telle accélération est accompagnée d’une diminution de pression alors que la décélération engendre une augmentation de la pression. Comme la pression est différente au-dessus et en dessous de l’aile, les forces de pression sur l’aile ne sont pas identiques au-dessus et en dessous. Il en résulte une force globalement orientée vers le haut. C’est cette force qui permet aux oiseaux ou aux avions de voler. Elle est d’autant plus importante que l’angle entre l’axe du profil, c’est-à-dire la corde, et la vitesse de l’air amont, V, est important, ou dit plus brièvement, plus l’angle d’attaque est important. Il y a une limite à ce raisonnement que nous introduirons plus tard (notion de décrochage).

La force sur l’aile peut, comme toute force, se décomposer en plusieurs composantes. Dans notre cas, on considère la composante dans la direction de l’écoulement, la force de trainée (D comme “drag”), et la force dans la direction perpendiculaire à l’écoulement, la force de portance (L comme “lift”).

Illustration des concepts dans le cas d’un avion volant horizontalement à vitesse constante.

Pour illustrer l’ensemble de ces considérations, voyons ce que cela donne dans le cas d’un avion. Supposons qu’il vole en ligne droite à une certaine vitesse constante, V, dans une direction que l’on prend dans un plan horizontal. En fait, supposons que nous nous déplacions à la même vitesse que l’avion. Par définition, nous ne le verrions pas bouger. Par contre l’air qui était au repos avant le passage de l’avion (vu par un observateur situé au sol), acquiert une certaine vitesse, V, si on le regarde à partir de l’avion. De manière plus rigoureuse, on dira que l’on met son repère sur l’avion et que l’on regarde les vitesses relatives à la vitesse de l’avion, V.  Son aile principale présente un certain angle avec la direction de vol, l’angle d’attaque. Il s’ensuit une force de portance verticale et une force de trainée horizontale appliquée à l’aile et donc à l’avion entier. La première permet de vaincre la force de gravité due à la masse de l’avion complet tandis que la seconde freine l’avion :

  • Dans le cas d’un planeur, l’avion n’a pas de moteur. La trainée a donc tendance à ralentir l’avion. Pour pouvoir maintenir sa vitesse et donc continuer à voler dans une atmosphère au repos, il doit toujours descendre progressivement en altitude (notion de taux de chute) pour maintenir sa vitesse. Dans la réalité, on sait que les planeurs tirent profit de mouvements d’air plus globaux au niveau de l’atmosphère. Ces mouvements naturels peuvent générer des vents ascensionnels qui permettent au planeur de prendre de l’altitude. Néanmoins, un planeur aura toujours intérêt à avoir une trainée la plus faible possible. Cette conclusion nous permettra de rebondir plus loin lors de nos explications sur les éoliennes.
  • Dans le cas d’un avion motorisé. La vitesse est maintenue constante grâce à l’action des moteurs. Ils exercent une force de poussée (T comme “thrust”) qui s’oppose à la trainée.

Le décrochage

Dans la section précédente, on a mis en évidence le phénomène physique qui générait la portance et la trainée d’un profil d’aile. On a aussi indiqué que cette force augmentait avec l’angle d’attaque du profil. Comme introduit précédemment, il y a une limite à cette croissance. Nous expliquons maintenant ce phénomène bien connu de décrochage (ou “stall” en anglais).

Courbe de portance en fonction de l’angle d’attaque pour un profil NACA.

Sur base de la courbe ci-dessus qui reprend l’évolution de la portance en fonction de l’angle d’attaque, on voit que cette force augmente progressivement jusqu’à un certain angle au-delà duquel la portance chute brusquement. Ce phénomène est appelé décrochage et l’angle à partir duquel il intervient, l’angle de décrochage. On voit qu’une fois l’angle de décrochage dépassé, les performances aérodynamiques du profil sont nettement dégradées. On imagine assez facilement ce que cela peut engendrer dans le cas d’un avion : une perte de portance brusque risque simplement d’engendrer une chute de l’appareil. A priori, on pourrait croire qu’il est assez farfelu d’introduire un tel phénomène dans le cas des éoliennes, mais comme cela sera expliqué, dans ce domaine d’application, le décrochage est parfois mis à profit pour contrôler la vitesse de rotor.

Explication du phénomène de décrochage

Le lecteur curieux aura peut-être envie d’en savoir un peu plus sur le principe du décrochage. Un élément de réponse simple est donné ci-dessous. Il n’a pas vocation d’être complet ou particulièrement rigoureux. Il cherche plutôt à démystifier le phénomène. Dans le cas d’un profil à angle d’attaque inférieur à la limite de décrochage, les trajectoires du fluide, à savoir l’air, sont infléchies par la présence du profil. Comme expliqué précédemment, on a une accélération côté extrados et une décélération côté intrados, accompagnée d’une diminution et une augmentation de pression, respectivement. Cette différence de pression sur les deux faces du profil est la base de la génération de portance.

   

Différence de la nature de l’écoulement entre un écoulement attaché et décroché.

Lorsque le profil décroche, les angles d’attaques sont trop importants et le fluide ne parvient plus prendre les trajectoires imposées par le profil (fortement incliné). Les trajectoires de fluides ont tendance à rester plus proches de leur situation initiale (avant que l’aile ne passe). Comme il y a moins de déformation de trajectoire, il y a moins d’accélération du fluide côté extrados du profil. Du coup, la dépression est moins importante et, sans surprise, la portance devient moins importante.

Pour augmenter l’angle d’attaque admissible avant de décrocher l’écoulement d’air, un dispositif aérodynamique, un générateur de vortex, peut être installé sur les ailes. Sans entrer dans les détails, ces petits appendices vont permettre de créer des tourbillons contrôlés de manière volontaire. Cette dynamique va plaquer le flux d’air contre la surface de l’aile permettant ainsi d’augmenter l’angle d’attaque admissible avant que la pale ne décroche.


Les forces aérodynamiques sur le rotor d’une éolienne

La première section nous a permis d’introduire les notions nécessaires pour comprendre les phénomènes physiques majeurs qui s’appliquent sur le rotor d’une éolienne. On a introduit la notion de profil d’aile, de corde, d’angle d’incidence ainsi que de trainée et de portance. Lorsque l’on considère une éolienne, le problème se complexifie un peu. En effet, il faut considérer en plus la vitesse de rotation des pales qui, en pratique, est de loin plus élevée comparée à la vitesse du vent. Dans la suite, on fait l’hypothèse d’une éolienne à axe horizontal.

            

Vitesses et forces exercées sur un profil d’une éolienne. On introduit l’angle d’incidence (alpha), de calage (beta) ainsi que la vitesse relative Va dans la figure de gauche. La résultante des forces engendrée par la vitesse du vent et la rotation de l’éolienne est illustrée dans la figure de droite.

Influence de la vitesse de rotation sur l’angle d’attaque et l’intensité de la vitesse

Considérons un profil d’une pale de notre éolienne obtenu en “coupant” l’aile à une certaine hauteur, r, comprise entre le moyeu et l’extrémité de la pale. Vu du haut, cela donne approximativement la figure ci-dessus (à gauche) où la grande flèche noire indique le sens de rotation.  Si l’éolienne a une vitesse de rotation de n (Hz ou tours/seconde), alors à la hauteur du profil, la vitesse tangentielle de la pale induite par la rotation, U, est de

U = n.(2*pi*r) en [m/s],

toujours dans le sens de rotation. On voit clairement que la vitesse augmente proportionnellement avec la hauteur le long de la pale. La vitesse tangentielle maximale sera obtenue en bout d’aile. En plus de la vitesse de rotation, on a toujours la vitesse du vent, V, mesurée loin en amont de l’éolienne. Comme expliqué précédemment, l’écoulement est déjà influencé par la présence de l’éolienne avant d’arriver au niveau du rotor si bien qu’il est partiellement freiné avant d’atteindre celui-ci. En pratique, la vitesse aura idéalement diminué d’un tiers si bien qu’on se retrouvera avec 2/3 de V dans la direction perpendiculaire au plan de rotation, la direction axiale. Comme on l’a fait ci-dessus en considérant un avion, on place notre repère de vitesse sur le profil d’aile. Il faut alors combiner la vitesse de rotation de l’éolienne, U, à cette hauteur, à la vitesse 2/3 V du vent pour obtenir la vitesse du vent relative rencontrée par le profil de l’éolienne, Va. C’est cette vitesse qu’il faut connaître pour pouvoir estimer la force qui sera exercée sur le profil de la pale. En effet, on connaît maintenant la vitesse de l’écoulement (la norme du vecteur Va) mais aussi son angle d’attaque. Comme on l’a introduit ci-dessus, il ne suffit pas de connaître la vitesse du vent, V. La vitesse tangentielle, U, induite par la rotation influence significativement l’écoulement qui sera reçu par le profil.

On introduit un nouvel angle de première importance, l’angle de calage (“pitch angle” en anglais). Il se définit comme étant l’angle entre le plan de rotation et la corde du profil. Contrairement à l’angle d’attaque, il ne dépend pas de conditions de l’écoulement. Il s’agit d’un paramètre géométrique que l’on peut adapter. En effet, l’angle d’attaque dépend des conditions de fonctionnement. Dans le cas de notre éolienne, il dépend de la vitesse du vent, de la vitesse de rotation ainsi que de l’orientation de la corde du profil (autrement dit de l’angle de calage).

Représentation schématique de la variation de l’angle de calage des pales d’une éolienne.

On peut faire varier l’angle de calage en faisant tourner la pale autour de son axe, tel qu’illustré dans la figure ci-dessus. On voit qu’en modifiant cet angle, on modifie l’angle d’attaque et par conséquent la force qui sera exercée sur le rotor. Le pivotement des pales peut être réalisé par des actionneurs électromécaniques ou par un système hydraulique.

Vrillage de l’aile

Comme la vitesse relative, Vr, augmente avec la hauteur de long de la pale, la géométrie de celle-ci est adaptée à cette augmentation de vitesse. On voit notamment la diminution de l’angle de calage avec la hauteur pour garder l’angle d’attaque comparable tout le long de la pale. C’est cette variation qui donne un aspect vrillé à la pale.

Diminution de l’angle de calage avec la hauteur le long de la pale : effet de vrillage. On voit que Vr augmente entre le pied et la tête de la pale. Pour maintenir un angle d’attaque, alpha, constant, l’angle de calage, Theta, est modifié.

Caractéristiques de la force exercée sur le profil d’une éolienne

On voit, dans la deuxième figure sur la décomposition des forces (placée un peu plus haut), que la vitesse relative caractérisée par une certaine intensité et une direction décrite par l’angle d’attaque, induit une force sur le profil. Cette force F, se décompose en une composante tangentielle, FT qui contribue positivement à la rotation de l’éolienne, c’est l’effet utile recherché (du moins pour toutes éoliennes basées sur la portance), et une composante axiale FN perpendiculaire au plan de rotation qui n’a aucun effet utile. Au contraire, cette force axiale soumet l’éolienne par sa poussée à une contrainte mécanique importante. C’est l’élément dominant lors du dimensionnement du mât d’une éolienne. Si on décompose la force aérodynamique selon sa composante de portance et de trainée, on en déduit les propriétés suivantes :

  • La portance L, contribue positivement à la rotation de l’éolienne. En d’autres termes, elle induit une force dans le sens de rotation, c’est l’effet utile recherché. C’est aussi pourquoi on dit que ces éoliennes sont basées sur la portance.
  • La trainée, D, contribue négativement à la rotation de l’éolienne. En d’autres termes, elle induit une force dans le mauvais sens, c’est un effet parasite. Elle diminue le rendement de conversion de l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique sur le rotor. C’est pourquoi, tout comme un planeur, les pales d’une éolienne sont conçues pour minimiser la trainée et obtenir ainsi les meilleurs rendements.

Le réglage de la puissance : calage et décrochage

Pour faire fonctionner une éolienne correctement, on doit pouvoir jouer sur les paramètres aérodynamiques des pales pour contrôler la vitesse de rotation ainsi que la puissance soutirée au vent :

  • Dans le cas de vents importants, le rotor peut être soumis à des forces mécaniques qui peuvent dépasser les contraintes admissibles. En outre, la puissance fournie par le rotor est limitée par la puissance maximale de la génératrice.
  • Dans le cas de fonctionnement normal, on doit pouvoir fonctionner à la vitesse de rotation souhaitée ou du moins, prédéfinie.

Il y a deux grandes manières de faire varier, et donc de contrôler, la force aérodynamique sur le rotor d’une éolienne : changer l’angle d’attaque et diminuer la surface au vent balayée par l’éolienne. La deuxième solution s’obtient en décalant le rotor (“yawing” en anglais) par rapport à la direction du vent (selon un axe vertical pour un décalage gauche-droite, ou selon un axe horizontal pour mettre incliner le rotor vers l’horizontal). On s’attardera ici sur la première solution basée sur l’angle d’attaque.

Modification de l’angle d’attaque via l’angle de calage d’une pale

La manière la plus efficace de modifier l’angle d’attaque est de jouer sur l’angle de calage.  Celui-ci peut être modifié en faisant pivoter la pale le long de son axe. Pour contrôler la force appliquée, on peut procéder de deux manières distinctes :

  • On peut augmenter l’angle de calage pour diminuer la puissance ou le réduire pour augmenter cette puissance (“pitch control” en anglais). A la limite si l’on souhaite réduire au maximum les forces exercées sur les pales pour garantir leur intégrité, notamment en présence de grands vents, on peut les placer en drapeau par rapport à la direction du vent (“feathering” en anglais).
  • Une autre manière de limiter la puissance est de dépasser rapidement l’angle de décrochage ce qui induit une diminution significative de la portance (“stall control” en anglais). Hormis pour certaines réalisations, cette seconde méthode est moins efficace que la première. Elle serait apparemment moins précise et les forces appliquées aux pales seraient plus intermittentes (dû au caractère fortement instationnaire du phénomène de décrochage).

Illustration de la variation de la force aérodynamique : diminution par réduction de l’angle de calage (centre) ou par décrochage (droite).


La trainée induite : aile d’envergure finie

Dans les développements précédents, on a essentiellement considéré les phénomènes physiques sur base de profils d’aile. En d’autres termes, on a tenu compte de deux dimensions de l’espace, c’est-à-dire la direction axiale (sens de l’écoulement pour une éolienne à axe horizontal) et tangentielle (plan de rotation). D’un point de vue purement théorique, c’est équivalent à considérer une aile infiniment longue. Pas simple de convaincre le lecteur de cette assertion, mais cela semblera sans doute plus clair par la suite. En réalité, tout le monde sait qu’une aile, que ce soit d’avion ou une pale d’éolienne, n’est pas infiniment grande. Elle a en effet une certaine envergure. Cela peut sembler trivial, mais, comme on va l’expliquer, cette limite va nous obliger à tenir compte de la troisième dimension spatiale dans notre raisonnement. Il s’agit de la direction radiale pour une éolienne à axe horizontal.

Photographie d’un tourbillon de sillage induit par un avion.

Tourbillons de bout d’aile : l’origine du phénomène

Comme on l’a expliqué précédemment en introduisant le phénomène de portance, une aile présente une certaine surpression à l’intrados et dépression à l’extrados. Que se passe-t-il en bout d’aile ? En bout d’aile, on a une région de haute pression (dans le cas d’un avion, en bas) et de basse pression (dans le cas d’un avion, en haut) qui sont voisines et non séparées par l’aile. En conséquence, l’air va se déplacer de la zone haute pression vers la zone basse pression dans un mouvement de contournement du bout d’aile. L’air se met donc globalement en rotation. Il crée un mouvement “cohérent” de rotation que l’on appelle “tourbillon”. Comme, il y a deux extrémités à une aile, on trouve deux tourbillons. Ceux-ci tournent en sens opposés l’un par rapport à l’autre.  Ce phénomène de tourbillon est clairement visible sur la photographie ci-dessus où l’on voit que l’air est mis en rotation au niveau des bouts d’aile après le passage de l’avion. Ce comportement n’a lieu que si l’aile a une certaine envergure. Si elle avait été infiniment grande, on n’aurait pas rencontré ce phénomène. Cela explique la distinction que nous avons introduite en début de section.

Ce phénomène de tourbillon est clairement visible au passage d’un avion à réaction dans un ciel bleu. En effet, la combustion qui a lieu dans un moteur d’avion rejette principalement de l’eau sous forme de vapeur et du CO2. Comme les avions volent à relativement haute altitude, la température de l’air à cette hauteur est largement négative (en °C). Du coup, l’eau qui est éjectée par les moteurs à l’état de vapeur se condense pour former de fins cristaux de glace. C’est la trainée blanche que l’on voit derrière un avion. En effet, l’eau à l’état de vapeur n’est pas visible. Par contre, une fois condensée, elle interagit avec la lumière. Revenons à nos moutons en ce qui concerne les deux tourbillons de bout d’aile. L’eau rejetée par les moteurs est capturée par les deux tourbillons de bout d’aile (phénomène dit d’ “enroulement”). Par conséquent, cela rend ces deux tourbillons visibles (parce que l’eau dans un état visible est capturée par les tourbillons). Ce sont les deux longues trainées blanches que vous voyez par ciel bleu derrière un avion de ligne. Vous remarquerez que, même si l’avion à quatre moteurs, in fine, il reste toujours deux trainées. Cela montre bien que les deux tourbillons capturent le “panache” des moteurs.

On peut se rendre compte que le même phénomène a bien lieu dans le cas d’éolienne. La figure suivante montre l’émission d’un tourbillon en bout de pale qui est translaté en aval par le vent.

 

Visualisation par dégagement d’un traceur (fumée) du sillage d’une éolienne expérimentale bi-pale.

Tourbillons de bout d’aile : augmentation de la trainée

Le phénomène de tourbillon de bout d’aile génère quelques problèmes. Nous retiendrons uniquement ici la contribution à la trainée. En effet, les tourbillons génèrent un mouvement de l’air global vers le bas juste en aval de l’aile. Ce mouvement induit par les tourbillons modifie les angles d’attaque des ailes si bien que la force est décalée vers l’arrière, augmentant ainsi la trainée. La contribution de la trainée induite est non négligeable, surtout à basse vitesse (ce qui est le cas des éoliennes). Du coup, il faut chercher à minimiser ces tourbillons de bout d’aile.

Vue de la composante verticale du champ de vitesse derrière un avion.

Retenons simplement que la forme de l’aile à une importance majeure. Un paramètre de première importance est l’allongement relatif qui est le rapport entre l’envergure et la corde moyenne d’une aile (ou d’une pale). Plus ce rapport est grand et plus la trainée induite est faible. C’est typiquement la raison pour laquelle les planeurs ont de grandes ailes allongées. En effet, ils n’ont pas de moteur si bien qu’ils sont conçus pour minimiser la trainée. En outre, ils volent à basse vitesse si bien que la trainée induite est non négligeable. En ce qui nous concerne, c’est une des raisons qui permettent d’expliquer pourquoi les éoliennes ont des pales si allongées.

 photo avion.    Photo éolienne.

Pour réduire la traînée induite par les tourbillons de bout d’ailes, le monde éolien s’est inspiré de l’aéronautique. Le monde de l’aviation et aujourd’hui celui de l’éolien utilisent un dispositif biomimétique : le winglet, sorte de petite cassure perpendiculaire située en bout de pale qui permet d’augmenter l’allongement effectif de l’aile et ainsi de réduire la traînée induite par les vortex de bout de pale.

Schéma principe du winglet.Photo de winglet.

LA PRESSION ÉTRANGÈRE SUR L’ÉOLIEN INDUSTRIEL EN FRANCE

En 2019, l’éolien a produit 7,2% de l’électricité consommée.

Article coécrit avec André Posokhow, expert financier membre du Conseil d’Administration de la  Fédération Environnement Durable

Le 21 avril  dernier, en pleine épidémie du Covid, le gouvernement a fait paraitre en catimini un décret relatif à la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) qui annonce ce que doit être l’avenir énergétique de la France.

Pour la PPE l’avenir de notre énergie est très éolien

La PPE annonce un objectif de doublement de la puissance éolienne industrielle en  France (35 GW contre environ 16 GW à fin 2019) en neuf ans. Cela pourrait représenter un quasi doublement du nombre d’éoliennes qui est aujourd’hui de 8000. Ce seront des machines de plus en plus monstrueuses dont la taille, plus de 200 mètres aujourd’hui, se rapproche de celle de la tour Eiffel.

Disette et appétit des promoteurs allemands.

En Allemagne la transition énergétique, décidée il y a près de 10 ans, se trouve en crise.

Senvion, important fabricant de turbines en Allemagne et 3ème constructeur de parcs éoliens en France, a déposé son bilan et sera vendu à la découpe. La cause en est l’effondrement du marché de l’éolien terrestre en Allemagne.

Le marché français, déjà largement maîtrisé par l’étranger, apparait ainsi aux acteurs, extérieurs et surtout allemands, de l’éolien comme un grand  marché de remplacement.

Les armes multiples de l’offensive éolienne.

La connivence des pouvoirs publics.

Depuis la Loi de la transition énergétique les pouvoirs publics ont fait  le choix des Energies renouvelables (ENR) et en priorité de l’éolien industriel.

Le Ministère de l’Ecologie et les administrations responsables sont influencées et pénétrées au plus haut niveau par des partisans de l’éolien.

Les obstacles juridiques à la propagation de ces machines industrielles sur tout notre territoire ont été abaissés puis souvent abattus par des lois et décrets d’oppression.

Les campagnes de propagande et d’endoctrinement des ONG.

Fabien Bouglé a dénoncé dans son livre : « Eoliennes, la face noire de la transition énergétique »,  la caisse de résonnance  intarissable de la propagande en faveur de la dislocation de notre système énergétique et du démembrement d’EDF que représentent les grandes ONG internationales et autres associations écologistes.

Il cible en particulier WWF, et surtout Greenpeace.

Le chevalier blanc Greenpeace, désigné par Thibault Kerlirzin comme un« un mercenaire vert », dans son ouvrage « Greenpeace, une ONG à double fond(s) »,  est partenaire de Vestas société danoise, leader mondial de fabrication des éoliennes via sa filiale  Greenpeace Energy, propriétaire de centrales éoliennes.

Le terme de conflit d’intérêts apparait comme un timide euphémisme.

La financiarisation.

C’est notre propre système bancaire qui finance la colonisation et la pollution de nos territoires par des machines industrielles inutiles,  peu productives, mais tellement rentables pour les prédateurs éoliens.

C’est le cas d’OSEO qui, en 2013, sur l’ensemble de la France, finançait une éolienne sur trois. Concernant les partenaires, Oseo travaillait avec les constructeurs Gamesa, Siemens, Repower, Enercon.

Le mécénat.

Le mécénat est de plus en plus pratiqué par les développeurs éoliens.

Certes, il n’est pas question, en l’occurrence, d’évoquer une forme de corruption même s’il a été établi, notamment par le SCPC (service central de prévention de la corruption), que l’éolien est un vecteur de corruption.

Cependant Il s’agit bien de s’attirer les bonnes grâces des collectivités locales et de les soudoyer par des contributions qui peuvent prendre différentes formes. Actuellement il semble que les opérateurs éoliens allemands comme le groupe Ostwind fassent  un effort sensible dans ce sens.

En Haute Vienne, une opération de restauration de l’église d’Oradour saint Genest est portée par la Fondation du patrimoine et la commune en partenariat avec les établissements Leclerc et Ostwind.

Il en va de même au Dorat, en Haute Vienne, où la commune a entrepris de restaurer la Collégiale Saint Pierre.

Nul doute que nous verrons fleurir les projets éoliens en Haute-Vienne grâce aux actions de mécénat de ce groupe allemand.

L’influence prégnante de groupements d’intérêt puissants : l’exemple de l’Office franco-allemand pour la transition énergétique (OFATE).

Officiellement l’OFATE un Office franco-allemand de coopération et d’échange

Il s’agit d’un groupement d’intérêt et d’influence composé de syndicats professionnels comme le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et France Energie Eoliennes et leurs semblables allemands et d’entreprises de l’éolien industriel. D’une manière surprenante ce réseau d’influence compte aussi le ministère de l’Ecologie français et le ministère de l’Economie et de l’Energie allemand dans son comité de pilotage.

Deux bureaux, l’un à Berlin, l’autre à la Défense dans les bureaux du Ministère de l’Ecologie  hébergent  cet Office qui est ainsi financé par la puissance publique elle-même.

En réalité l’OFATE est un organisme qui se trouve largement entre les mains de l’industrie éolienne allemande et œuvre dans l’intérêt de ses entreprises.

Il s’agit d’une association de droit allemand. Son siège est à Berlin. Le directeur s’appelle Sven Rösner et est visiblement allemand. Au sein du comité de pilotage 2017-2018, on dénombre 14 entreprises dont 9 appartiennent à un groupe allemand et 3 seulement sont françaises.

Economiquement ce sont les entreprises allemandes qui retirent un profit de l’action d’influence de ce que l’on peut appeler une entente ou un cartel éolien. La France, quant à elle, n’en retire guère un avantage économique et sa balance commerciale en souffre énormément.

Un constat de la domination étrangère et d’Outre-Rhin.

L’éolien industriel terrestre. L’occupation et le saccage de notre territoire.

En matière d’éolien terrestre, il n’existe pas de constructeur français significatif. Les constructeurs étrangers détiennent une quasi-exclusivité : en 2019, six entreprises, toutes étrangères, ont capté le marché de la construction et de l’installation.

Si la plus importante est la danoise Vestas, la part du lion revient à l’ensemble constitué par 4 constructeurs allemands qui ont édifié environ les deux tiers du parc éolien français :

La capacité des parcs éoliens terrestres exploités en France s’est élevée en 2019 à  15 820 MW et connait une progression qui s’est nettement accélérée en 5 ans

Les sociétés étrangères  (hors allemandes) exploitent environ 24% de cette capacité. Les exploitants allemands représentent 21%  avec VSB  et Volkswind. soit au total près de la moitié de la puissance de l’éolien terrestre exploité en France.

 L’éolien marin : un nouveau mur de l’Atlantique ?

Il existe sept projets éoliens en cours de montage. Leur puissance prévisionnelle totale et d’environ 3GW .

Les tours de table des consortiums sont majoritairement étrangers. La construction des turbines et l’installation des parcs se trouvent quasi-entièrement aux mains de sociétés étrangères et plus particulièrement du constructeur allemand Siemens.

En conclusion.

Le secteur économique de l’éolien industriel se trouve très largement maîtrisé par les constructeurs (à près de 100%) et des opérateurs étrangers malgré l’exploitation de parcs par EDF et ENGIE.

Les entreprises éoliennes allemandes jouent déjà un rôle important dans ce secteur économique en France. Appuyées par les ONG du type Greenpeace, elles bénéficient du soutien institutionnalisé   que les pouvoirs publics français accordent à l’éolien industriel grâce à la PPE.

Ce soutien est concrétisé par l’existence de l’OFATE, office qui se veut au service de la transition énergétique franco-allemande. Celle-ci n’existerait que si les intérêts étaient communs et équitables. Or les  intérêts français, même s’ils sont bafoués par ceux qui sont payés pour les défendre, sont différents de ceux de nos voisins.

La collaboration qu’implique une telle ambition ne peut que rappeler celle du cheval et de son cavalier. Les entreprises allemandes plantent leurs mats et en tirent chiffre d’affaire et profits et les Français bradent leurs terroirs et creusent encore plus leur déficit commercial.

Le point sur le développement de la filière éolienne en France

Maintenance éolienne

Techniciens de maintenance au sommet d’une éolienne à Pontivy dans le Morbihan (©EDF-Hugo Aymar)

L’association France Energie Eolienne, « porte-parole » de la filière au niveau national(1), a publié le 8 octobre son Observatoire annuel de l’éolien(2). Ce qu’il faut en retenir.

Capacités installées, facteur de charge et production

En 2018, 1 552 MW éoliens ont été raccordés au réseau électrique en France (près de 70% des nouvelles éoliennes ont été fournies par les constructeurs Vestas et Enercon). À fin juin 2019, la puissance cumulée du parc éolien français atteignait 15 820 MW.

À titre indicatif, la PPE avait fixé un objectif de 15 GW éoliens installés en France métropolitaine continentale à fin 2018(3), cible qui a été atteinte. À l’horizon 2028, la PPE envisage au moins 34,1 GW de capacités éoliennes terrestres raccordées(4) (auxquelles s’ajoutent les parcs offshore), ce qui implique « d’accélérer (le rythme des installations) à 2 GW raccordés par an », souligne France Energie Eolienne.

Rappelons ici que ces capacités doivent être rapportées aux facteurs de charge des installations (qui varient d’une filière à une autre et d’un site à un autre) afin d’évaluer le volume d’électricité qu’elles permettront in fine de produire.

En 2018, l’éolien a produit 27,8 TWh en France métropolitaine (+ 15,3% par rapport à 2017), soit 5,1% de la production nationale d’électricité selon le gestionnaire de réseau RTE (le facteur de charge de la filière était en moyenne de 21,1% en 2018).

Parc éolien français
Les objectifs de la PPE pour la France métropolitaine continentale – ici indiqués en pointillés pour l’éolien terrestre – doivent être confirmés « par décret d’application à la fin de l’année 2019 », rappelle France Energie Eolienne. (©Connaissance des Énergies, d’après France Energie Eolienne)

Répartition des parcs et développement des installations « de grande hauteur »

À fin juin 2019, la France comptait 7 950 éoliennes réparties entre près de 1 380 parcs (données incluant les territoires ultramarins). À cette date, deux régions disposaient sur leurs territoires de 50% des capacités éoliennes françaises raccordées : les Hauts-de-France (315 parcs éoliens) et le Grand Est (259 parcs).

Précisons par ailleurs que 16 exploitants gèrent plus de 300 MW de capacités éoliennes en France, les premiers d’entre eux étant les grands énergéticiens Engie (2 160 MW à fin juin 2019 en incluant les installations de CNR) et EDF Énergies renouvelables (1 556 MW).

Outre les mesures de simplification du cadre réglementaire, l’essor de l’éolien en France passe entre autres par « l’introduction de machines de dimensions plus grandes et plus performantes » permettant de capter des vents forts et réguliers (notamment dans des zones a priori moins attrayantes pour la filière), souligne France Energie Eolienne. L’association cite en exemples les parcs de Chamole (Jura) et Massay (Cher) qui disposent d’éoliennes atteignant 193 m de haut « en bout de pales » (contre 120 à 155 m en moyenne en France) avec des mâts de 135 m (entre 80 et 100 m en moyenne).

France Energie Eolienne estime que ces projets « de grande hauteur » – fréquents en Allemagne – sont encore « trop rares » sur le territoire français (en raison de barrières d’ordre réglementaire, logistique ou environnementale). Il est notamment « presque impossible d’implanter une éolienne à moins de 30 km d’un radar militaire », ce qui conduit selon l’association à interdire « plus de 50% du territoire […] aux éoliennes de plus de 150 mètres de hauteur ».

Éolien offshore et voisins européens

France Energie Eolienne souligne par ailleurs les attentes relatives à l’éolien offshore en France. Bien que bénéficiant de 3 500 km de côtes et du 2e gisement de vent en Europe après le Royaume-Uni, la France ne dispose toujours pas de parc offshore en service (seule l’éolienne flottante « Floatgen » est en service au large du Croisic).

Parmi les différents projets éoliens offshore en cours de développement en France, les parcs de Courseulles-sur-Mer (75 éoliennes de 450 MW de puissance cumulée) et de Fécamp (83 éoliennes, 498 MW) devraient être les premiers à être mis en service, en 2022 selon le calendrier actuel. En avant-propos de cet Observatoire, la ministre en charge de l’énergie Élisabeth Borne souligne que « le Parlement a renforcé l’ambition de développement de l’éolien en mer en fixant un nouvel objectif de rythme d’attribution de 1GW par an d’ici à 2024 ».

Pour illustrer la compétitivité de la filière offshore, France Energie Eolienne fait référence aux tarifs proposés dans le cadre du dernier appel d’offres à Dunkerque, projet attribué pour « moins de 50 €/MWh » (63 €/MWh pour les derniers appels d’offres relatifs à l’éolien terrestre(5)). Signalons toutefois que la forte baisse du prix annoncé dans le cas de ce projet est autres liée à l’évolution du cadre réglementaire – « inspiré du modèle appliqué en mer du Nord » : le raccordement du parc sera « financé par RTE et refacturé à l’ensemble des consommateurs ».

Pour rappel, la France dispose du 4e parc éolien en Europe après l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni. L’ensemble du parc éolien de l’UE à 28 – d’une puissance de 178,8 GW à fin 2018 (dont près de 18 GW offshore) –  a produit 362 TWh en 2018 selon les données de WindEurope(6).

Energie éolien dans l'Union européenne
En 2018, les facteurs de charge moyens de la filière éolienne dans l’Union européenne ont atteint 22% pour les installations terrestres et 36% pour les parcs offshore. (©Connaissance des Énergies, d’après WindEurope)

Emplois et recettes fiscales

La filière éolienne revendique sa position de premier « employeur ENR en France » : l’ensemble de la chaîne de valeur éolienne employait 18 200 personnes(7) « s’appuyant sur environ 1 000 sociétés »  à fin 2018, soit 6,4% de plus qu’un an plus tôt (+ 1 100 emplois). France Energie Eolienne estime que la filière crée « 1,2 emploi au cœur des territoires pour chaque nouveau MW d’énergie éolienne raccordé ».

L’Observatoire de l’éolien souligne que la filière crée de l’emploi sur l’ensemble du territoire français, « y compris dans les zones rurales » (activités d’exploitation et de maintenance) bien qu’une part très importante des emplois du secteur soit encore concentrée dans « le Bassin parisien (Île-de-France ainsi qu’une partie des régions Centre-Val de Loire et Normandie), regroupant traditionnellement une part importante des sièges sociaux d’entreprises ». L’Observatoire indique par ailleurs que « de nombreux emplois restent à pourvoir dans l’éolien, notamment dans le développement et la maintenance ».

France Energie Eolienne souligne également dans sa publication les recettes fiscales des collectivités associées aux parcs éoliens (imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux, taxes foncières, etc.) : elles avoisineraient « de l’ordre de 10 000 à 15 000 euros par MW raccordé et par an »(8). Selon l’association, l’implantation de parcs éoliens contribue à l’émergence au niveau local d’autres « projets porteurs d’avenir : chaufferies au bois, réhabilitation des bâtiments publics, mise en place de circuits courts d’approvisionnement alimentaire, etc. »

Précisons que la « fin de vie » des parcs éoliens (démontage et recyclage(9)) n’est qu’« abordée » dans ce rapport mais ne fait pas l’objet d’une quantification. L’Observatoire éolien mentionne toutefois 2 exemples de projets de « renouvellement » de parcs (Sainte-Suzanne à la Réunion et Souleilla-Corbières-Treilles dans l’Aude(10)) qui doivent permettre d’augmenter sensiblement les productions.

Emplois dans la filière éolienne française
La branche « Études et développement » compte pour près de 30% des emplois de la filière éolienne en France à fin 2018 selon l’Observatoire de l’éolien 2019. (©Connaissance des Énergies, d’après France Energie Eolienne)

Carcassonne. Éoliennes de la montagne noire : le vent tourne, la lutte s’organise

  • Des discussions animées entre les responsables des différentes associations anti-éoliennes.

    Des discussions animées entre les responsables des différentes associations anti-éoliennes.
Publié le  , mis à jour 
l’essentielDe plus en plus de voix s’élèvent contre le développement anarchique de parcs éoliens en France. Dans la Montagne Noire, une première mobilisation a rassemblé dimanche dernier une centaine d’opposants qui s’inquiètent pour leur cadre de vie, leur santé, la biodiversité…

«C’est moche et ça fait beaucoup de bruit, même si pour certains les éoliennes ont une bonne image, sauf pour les gens qui vivent à côté», se plaint une convive lors du repas pris en commun. Sur les hauteurs de Cubserviès, près de Roquefère, une centaine d’habitants de la Montagne Noire se sont mobilisés afin de marquer leur désaccord quant à la prolifération non contrôlée des éoliennes sur leur lieu de vie, leurs nuisances acoustiques, visuelles et autres. Une journée avait été organisée par l’association Vent Mauvais, qui associait le caractère ludique avec une randonnée le matin, et le sérieux l’après midi avec une plateforme de discussion.

D’entrée, le cadre était tracé. Avec 700 éoliennes, l’Occitanie veut devenir la première région à énergie positive d’Europe. Mais, selon les opposants à l’éolien industriel, les promoteurs d’éolien semblent guidés par le profit, la rentabilité plutôt que par la transition énergétique.

Patrice Lucchini, au nom de Vent Mauvais, recentrait ses propos sur la Montagne Noire, qui compte déjà huit centrales pour 86 éoliennes et qui demain, avec les constructions et les projets à venir, pourrait atteindre le chiffre de 150. Plusieurs de ces projets sont dans son viseur : «A Laprade, sept sont envisagés près du Mémorial de la Résistance de Fontbruno, alors que la totalité de ses habitants ont voté contre. à Pradelles-Cabardès, au lieu-dit La Braquette, le tribunal administratif de Montpellier a retoqué l’avis défavorable émis par le Préfet concernant trois éoliennes. Dans le secteur de Pradelles/Cabrespine encore, un repowering prévoit de remplacer 16 éoliennes par neuf de nouvelle génération avec des hauteurs de 200 mètres en bout de pâles et des puissances triplées. Dans le village des Martys, sur le plateau du Sambrès déjà pourvu de 26 éoliennes, six autres sont prévues».

D’autres interventions, comme celle de Jacques Biau, un Tarnais à la tête de Nostra Montanha à Rialet-sur-Tarn, et celle de Thierry Farion, du Collectif Citoyen pour des Corbières Vivantes autour de Davejean-Dernacueillette, appuyaient encore un peu plus le trait à travers des épisodes récents. Tous s’accordent à dire qu’il n’existe aucune politique de planification et que chaque projet était assujetti à la volonté ou non d’élus locaux, sachant qu’en dernier lieu l’aval du représentant de l’état est obligatoire : «Le maire ouvre la porte, le préfet décide». Dans ce cadre-là, le président de Vent Mauvais était reçu ce jeudi 12 septembre à la préfecture pour la première fois en vue d’évoquer la situation dans la Montagne Noire. Les représentants des différentes associations demandent un moratoire d’un an. Dans cette attente, une pétition signée via internet par plus de 9000 citoyens a été remise par la même occasion au préfet par intérim du département de l’Aude, Claude Vo-Dinh.


Un témoignage poignant

Originaire d’Afrique du Sud, Cathy Jackson a toujours été attirée par la nature sauvage. En 2003, elle fait l’acquisition d’une maison forestière bordant le lac de La Galaube, à Lacombe. Le montant de la vente et de nombreux travaux, dont l’électricité et l’eau, font monter la note de ce qui devait être un paradis pour sa retraite à pas moins de 500 000€. Lorsqu’en 2015 elle a vu s’implanter onze éoliennes tout près de sa demeure, pour une puissance totale de 22MW, Cathy doit pourtant déchanter. «C’est horrible, je vis avec les fenêtres fermées en plein été, entre le bruit incessant et la nuit des phares rouges clignotant. Je n’ai pas dépensé tout cet argent pour habiter dans une zone industrielle. Qui plus est , mon bien est aujourd’hui invendable». Depuis trois ans, notre Sud Africaine se bat pour faire valoir ses droits auprès du promoteur, de la DREAL et de la Préfecture , du sénateur Roland Courteau, contacté, mais rien n’a bougé à ce jour. Un cadre de vie détruit, Cathy Jackson ne passe guère plus de deux mois par an en France, elle qui souhaitait en faire son havre de paix.

La durabilité à l’épreuve de l’économie

Posté le 23 avril 2019 par Pierre Thouverez dans Entreprises et marchés

Il est à première vue difficile d’intégrer la notion de durabilité dans le système économique tel qu’on le connaît. En effet, ce dernier obéit à des temporalités courtes, ne se soucie pas a priori de l’état des ressources qu’il consomme, ni plus globalement de la durabilité de ce qu’il finance.

Pour simplifier, dans le système – capitaliste et libéral – qui est le nôtre, l’activité économique détruit l’environnement.

En y ajoutant la notion de durabilité on le rend pérenne. Facile. Sauf que la durabilité est une chose simple à projeter mais extrêmement complexe à mettre en place pratiquement. Parce que l’évaluation de la durabilité économique d’une activité prend en compte l’intégralité de son cycle de vie.

Ainsi les véhicules électriques, s’ils ne produisent pas de CO2 pendant leur fonctionnement, nécessitent pour la fabrication de leur batterie des métaux rares qui, eux, sont très émetteurs de CO2.

Il en est de même dans une certaine mesure pour les éoliennes et les panneaux solaires.

Les crédits carbone sont un autre exemple. Mis en place pour permettre aux industriels de compenser leurs émissions de GES, il est aujourd’hui devenu un instrument de spéculation, et le moyen pour certaines entreprises de s‘acheter une image de durabilité sans rien changer de leurs pratiques non durables.

Des synergies ?

Autre exemple, le recyclage : selon un rapport de l’ADEME datant de 2002, le recyclage est une solution pertinente pour certains matériaux comme l’acier, l’aluminium ou le verre. Par contre, le recyclage du plastique est plus épineux. S’ils se substitue entièrement au plastique vierge dans les produits transformés, le plastique recyclé fait sens. Si le plastique recyclé est utilisé à la place du bois pour fabriquer des meubles, mieux vaut alors l’incinérer. Même chose pour les papiers et cartons : l’utilité écologique de leur recyclage dépend de plusieurs paramètres locaux comme la présence d’un incinérateur par exemple.

Du coup, une question émerge : étant donné que la notion de développement durable oblige à prendre en compte des contraintes – finitude des ressources, besoins – qui constituent des freins au développement économique, le développement durable et l’économie peuvent-ils être synergique ?

La réponse est non. L’économie de marché que nous connaissons se nourrit d’une croissance perpétuelle et régulière dans le temps. Tel quel, il n’est pas adapté, par définition, pour faire émerger des modèles durables soucieux de la gestion des ressources et des impacts environnementaux.

Ce que l’on observe via les exemples évoqués ci-dessus, c’est que les modèles économiques durables mis en place – pour le recyclage par exemple – sont contraints de s’adapter à la réalité économique. Pas le contraire. L’exemple de l’économie circulaire illustre bien cette adaptation.

Cela est connu, et cela ne changera pas. Ou pas assez vite par rapport à l’évolution des problématiques écologiques que nous connaissons.

Une illusion

Ainsi, la vision du développement durable comme une façon de concilier la croissance économique avec la protection de l’environnement et la cohésion sociale est une douce illusion. Et un contresens par définition.

Le cas de l’éolien en France en est le symbole. Longtemps subventionné pour rendre son prix de vente compétitif, l’électricité éolienne est artificiellement “boostée” par l’État dans le cadre de la transition énergétique.

Et même si le prix de l’éolien terrestre en France est aujourd’hui compétitif, l’État continue à garantir l’achat de l’électricité produite pour favoriser le développement de la filière. Cet exemple, loin d’être isolé, montre que beaucoup de solutions durables doivent être “accompagnées” pour pouvoir exister économiquement.

Les subventions destinées à encourager l’achat de véhicules électriques participent du même mouvement.

Mais le tableau n’est pas si noir. Pour une raison : l’innovation. Qui aurait cru il y a 20 ans que l’électricité solaire ou éolienne serait aussi rentable aujourd’hui ? L’innovation dans ces domaines a permis et permettra d’atteindre des niveaux de rendements exceptionnels.

D’ailleurs, le stockage efficace de l’énergie éolienne est probablement l’innovation qui permettra à l’éolien de se faire une place définitive dans le marché énergétique français et mondial, même si des solutions efficientes existent déjà. Entre-temps, il faudra que l’innovation permette à la filière éolienne de résoudre une autre problématique, celle de son empreinte écologique.

On en est loin. Mais si développement durable et économie de marché sont par essence incompatibles, la première option pour intégrer un modèle durable dans l’économie actuelle est bel et bien l’innovation.

Pour aller plus loin

L’éolien à tout prix, une impasse écologique

EDOUARD TETREAU / Associé-gérant de Mediafin Le 06/02 à 07:20
 
Malgré des dizaines de milliards de subventions détournées du pouvoir d’achat des Français (sous forme d’impôts), l’éolien est l’une des énergies les moins rentables du mix énergétique français.
 
CHRONIQUE – D’un côté, les pouvoirs publics encouragent l’installation de coûteuses éoliennes qui défigurent le paysage et ne produisent que par intermittence. De l’autre, Bruxelles décourage l’hydroélectricité en voulant détruire barrages et moulins au nom de la continuité des cours d’eau. Où est la logique écologique ?
C’est un des mystères français les plus intrigants de notre époque : alors que des milliers d’éoliennes fleurissent sur le territoire, des dizaines de milliers de moulins, barrages, retenues d’eau, lacs, écluses et biefs sont voués à la destruction administrative.
 
Pour paraphraser la formule du général de Gaulle, l’écologie étant une affaire bien trop sérieuse pour la confier à des écologistes, tentons de l’aborder ici en novice et sans parti pris.
 
Dans un ouvrage aussi courageux que documenté (*), Pierre Dumont et Denis de Kergorlay détaillent ce naufrage annoncé qu’incarne le parc éolien terrestre français. 7.000 éoliennes, de plus en plus nombreuses (objectif 50.000 à horizon 2050) et de plus en plus grandes, font couler toujours plus de béton dans la terre ; massacrent nos paysages, constitutifs de notre patrimoine et de notre identité ; font la fortune d’une poignée de financiers, d’industriels et d’agriculteurs plus chanceux ou connectés qu’avisés.
 
Frankestein écologique
Avec ces cornes d’abondance de béton et de métal mêlés, viennent leurs corollaires : la prévarication, la pollution des terres, la mise en danger de la faune animale, des oiseaux et des chauve-souris. N’en jetez plus ? Ah, si, un dernier détail : malgré des dizaines de milliards de subventions détournées du pouvoir d’achat des Français (sous forme d’impôts), l’éolien, cerise sur le gâteau, est l’une des énergies les moins rentables du mix énergétique français : deux fois le coût du nucléaire ; 57 % plus cher que le solaire ; et l’intermittence de cette énergie oblige à doter les éoliennes de moyens de production pilotables… émetteurs de CO2 ! En langage de Millennials, cela s’appelle un vent.
 
À LIRE AUSSI
 
Ce Frankenstein écologique est le fruit de deux des pires maux français actuels : d’abord, l’option préférentielle pour l’idéologie et l’affichage politique plutôt que les faits : les éoliennes sont ruineuses et nuisent à l’environnement, et alors ? Ces monuments visibles de « l’action en faveur du climat » – périphrase qui ne signifie rien – sont la preuve vivante que les politiques font de l’écologie. L’objectif est atteint. Ensuite, le jacobinisme bureaucratique, peu importe qu’il soit parisien ou bruxellois, s’impose à la connaissance et l’initiative locales.
 
Alors que se déploient sur tout le territoire ces verrues verticales polluantes, l’on a décidé, entre Paris et Bruxelles, qu’il fallait condamner à mort des milliers d’ouvrages, souvent centenaires et parfaitement intégrés au paysage, produisant une énergie alternative millénaire particulièrement compétitive : l’eau.
 
La France, avec 74 fleuves, 416 rivières, 1.714 canaux et 1.288 torrents, est dotée d’un gigantesque potentiel hydroélectrique . S’il existe un débat d’experts sur le chiffrage exact de ce potentiel (entre 10.000 et 40.000 mégawatts), l’Agence internationale de l’énergie (rapport 2017) l’évalue à 25.000 mégawatts, soit davantage que le potentiel des énergies fossiles ; cinq fois celui du solaire, trois fois celui de l’éolien. Et avec des installations, basses, qui se fondent naturellement dans nos paysages, respectant l’environnement, tout en stimulant l’activité et les centaines de milliers d’emplois de la filière BTP-construction. Des emplois non délocalisables, à la différence des productions de photovoltaïques et d’éoliennes, très loin du territoire français.
 
Des ouvrages menacés
Pourquoi cette ruée vers l’or de l’eau n’a pas encore eu lieu ? D’abord à cause de Bruxelles : au nom du principe de la continuité écologique, la directive-cadre sur l’eau (2000) impose à la France de détruire tout ce qui pourrait faire entrave au cours de l’eau, rivière par rivière. Les ayatollahs de l’écologie politique s’engouffrent dans cette brèche curieuse (imagine-t-on l’équivalent sur la terre ferme, où il faudrait détruire tout ce qui fait « entrave » à la nature ?) et, aidés en cela par des administrations zélées, poussent les services de l’Etat à une véritable frénésie destructrice. En Seine-Normandie, en Artois-Picardie, en Loire-Bretagne, ce sont des milliers d’ouvrages, du simple moulin jusqu’aux barrages de la Sélune, que l’on veut détruire avec l’argent public, le plus souvent contre l’avis des populations locales .
 
Les idéologues, les administrations parisiennes et Bruxelles auront le dernier mot ; et tant pis si la réalité de la nature et le mystère de la vie vont à rebours de ces dogmes : ce n’est pas parce que vous interrompez un cours d’eau que les grenouilles, puis les poissons, ne vont plus s’y déployer en abondance. Au contraire. Simplement, pour comprendre ces phénomènes, il faut non pas tracter, tweeter, ou faire du lobbying rue de Grenelle. Mais aller au contact de la nature ; arpenter les lacs et les rivières ; faire preuve aussi d’une forme d’humilité, si étrangère aux écologistes militants qui veulent façonner le monde et ses habitants à leur image.
 
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Ce deux poids, deux mesures est révélateur. Pour les éoliennes, le pouvoir politique lève les obstacles et promeut une industrialisation des campagnes. Contre l’hydroélectricité, il s’érige en défenseur d’une vision dogmatique de l’écologie où la nature n’est belle que débarrassée de l’empreinte de l’homme, et tant pis si cette empreinte est là depuis des siècles.
 
Le moment est venu, pour ceux qui ont la véritable écologie au coeur – non pas ce militantisme de l’homme et de l’environnement nouveaux, mais bien, étymologiquement, cette « science de la maison », de la terre que nous habitons – de s’investir dans le grand débat. Et de faire valoir une vision plus humaine, plus humaniste et plus respectueuse de notre terre.
 
(*) « Eoliennes : chronique d’un naufrage annoncé », Editions François Bourin, 2018.
 
Edouard Tétreau est associé gérant de Mediafin.
 
Edouard Tétreau
 

Déployer des parcs éoliens et solaires aiderait le Sahara à verdir

JEAN MICHEL GRADT Le 20/10 à 14:33Mis à jour à 20:15

Implanter nombre considérable d’éoliennes panneaux solaires effet doubler précipitations, notamment Sahel, affirme récente étude.
Implanter un nombre considérable d’éoliennes et de panneaux solaires aurait pour effet de doubler les précipitations, notamment au Sahel, affirme une récente étude. – Shutterstock

Cette étude montre que, déployés sur de très grandes échelles, ces parcs pourraient dynamiser la végétation au Sahara et au Sahel.
Parsemer le Sahara de parcs éoliens et solaires, l’idée n’est pas nouvelle. En théorie, ils produiraient assez d’énergie renouvelable pour satisfaire la demande mondiale d’électricité. Mais les bénéfices de tels projets ne se limitent pas à l’énergie : selon une étude publiée en septembre dans la revue Science ces mêmes installations rendraient le désert du Sahara et le Sahel voisin plus verts.

La modélisation montre en effet qu’installer trois millions d’éoliennes et panneaux solaires sur 20 % de la surface du désert du Sahara (soit 9 millions de kilomètres carrés) « aurait pour effet de causer un doublement des précipitations », note avec intérêt l’ONU Environnement.

Comment ? Pour schématiser, en modifiant la circulation des masses d’air pour les éoliennes, et en augmentant la température au niveau du sol pour les centrales solaires, les énergies renouvelables pourraient conduire à une augmentation des pluies au Sahara, les précipitations passant de 0,24 à 0,59 mm par jour.

Les chercheurs, qui ont obtenu ces résultats grâce à un modèle climatique qui intègre une dynamique de la végétation, estiment que la région la plus susceptible de bénéficier des telles installations est le Sahel, une terre aride qui s’étend du Sénégal à Djibouti.

« L’augmentation de précipitations la plus importante se produirait dans le Sahel, avec une magnitude de changement comprise entre +200 et +500 mm de précipitations par an, ce qui est suffisamment important pour avoir des impacts écologiques, environnementaux et sociétaux majeurs ».

Lever les obstacles
L’ONU pointe cependant trois obstacles majeurs à ce type de projets. Le premier est d’ordre politique. Pour qu’un tel plan fonctionne, « il suppose le soutien politique de toutes les parties concernées, y compris celui de groupes actuellement qualifiés de terroristes », écrit l’organisation internationale.

Obstacle naturel ensuite, avec les tempêtes de sable qui pourraient endommager les installations ou nuire à leur rendement. L’argent enfin. La maintenance d’un système solaire/éolien de cette taille pourrait s’avérer « un défi énorme et très coûteux, si la construction de routes dans le désert devait être envisagée ».

Lancé début 2010, le projet Desertech, qui visait à produire de l’électricité au Sahara pour l’acheminer en Europe, a échoué. Un échec qui n’a pas dissuadé le Maroc d’inaugurer en février 2016 la première tranche de la centrale solaire de Noor. Et de persévérer : Noor Ouarzazate III sera en effet livrée à la fin de l’année. Une preuve que s’agissant du climat, ce qui paraissait compliqué hier pourrait s’avérer nécessaire demain.

Même si la communauté internationale n’est toujours pas en mesure d’ atteindre les objectifs de l’Accord de Paris , « des objectifs ambitieux s’appuyant sur des informations scientifiques rigoureuses et une volonté politique internationale sont le meilleur espoir que nous ayons pour éviter d’atteindre un point de basculement, où quoi que nous fassions sera insuffisant et trop tardif », prévient Niklas Hagelberg, spécialiste des changements climatiques à ONU Environnement.

Jean-Michel Gradt

https://www.lesechos.fr/…/0302420048193-deployer-des-parcs-…

Éolien, CO2 : une politique énergétique absurde

La politique énergétique actuelle semble méconnaître les faits et la logique.

Par Jean-Pierre Bardinet.

Il y a quelque temps, le ministère de la Transition Écologique et Solidaire (qui n’a rien d’écologique ni de solidaire…) a lancé une consultation publique concernant un projet de décret relatif aux éoliennes terrestres et portant diverses dispositions de simplification et clarification du droit de l’environnement.

Que de manière jésuistique ces choses-là sont dites, car il s’agit en fait de supprimer toute possibilité de recours aux associations de riverains et/ou aux associations nationales telle la FED.

Bref, ce projet de décret, émanant de la Commission Lecornu a pour seul objectif de supprimer toute entrave juridique ou administrative à l’implantation d’usines éoliennes partout en France et à laisser les promoteurs avides faire ce qu’ils veulent.

Bien évidemment, comme de coutume, sous couvert de démocratie participative, les conclusions de cette consultation sont déjà connues et ne subiront très vraisemblablement aucun amendement.

J’ai néanmoins participé, sans me faire aucune illusion, en déposant deux commentaires (le premier pour rappeler qu’en matière de production d’électricité ils n’ont rien compris, que leur politique énergétique est totalement incohérente et catastrophique pour notre pays, et le second pour me défouler face à la lourde machinerie techno-bureaucratique, adepte inconditionnelle des thèses du GIEC/IPCC).

UNE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE INCOHÉRENTE
Les politiques climat-énergie de notre pays (et de la plupart de pays de l’UE) sont fondées sur l’hypothèse non prouvée que nos émissions de CO2 ont une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale et sur le climat de notre planète.

Il s’ensuit que les politiques énergétiques privilégient en principe les émissions bas carbone et elles sont censées, en outre, fournir des moyens de production conformes aux standards d’une production rationnelle d’énergie électrique, à savoir :

1. Elle doit être pilotable, adaptable en temps réel aux fluctuations de la demande. En particulier, elle doit être capable de gérer les heures de pointe (HP) et de réduire la production en fonction de la baisse de la demande en heures creuses (HC).
2. Elle doit être indépendante des caprices d’Éole et des cycles de Phébus.
3. Elle doit avoir un impact mineur sur l’environnement et la biodiversité
4. Le réseau de transport ne doit pas être soumis à des fluctuations brutales et aléatoires.
5. Le prix du kWh doit être compétitif.
6. La sécurité d’approvisionnement doit être garantie.
7. Elle doit avoir un bilan carbone vertueux.

Contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, le bilan carbone des éoliennes intermittentes est mauvais, de manière indirecte, car la gestion de l’intermittence en temps réel nécessite des centrales thermiques en soutien permanent, obligées de fonctionner en régime discontinu, ce qui dégage encore plus de CO2.

Donc, pour sauver la planète d’un problème vraisemblablement imaginaire, on met en place des filières qui vont à l’encontre de ce qui est souhaité. Comprenne qui pourra !…

Plus généralement, il est facile de vérifier que les éoliennes intermittentes ne satisfont à aucun des standards d’une production rationnelle d’énergie électrique : non pilotables, soumises aux caprices des vents, massacreuses de biodiversité ailée (ce qui perturbe gravement l’équilibre des écosystèmes locaux), sources de nuisances pour les riverains (infrasons), sources de variation brutales du réseau de transport, prix du kWh non compétitif, aucune sécurité d’approvisionnement en HP hivernale du soir, bilan carbone non vertueux, et… racket institutionalisé des ménages (taxe CSPE), ce qui fait que l’on se demande quelle est la justification de leur développement inconsidéré.

Les profits pharaoniques des promoteurs, aux frais des ménages ? Une politique volontariste de décroissance, engendrant misère et graves mouvements sociaux ? Un torpillage en règle du tourisme dans nos belles régions, défigurées par les usines d’éoliennes ? Le soutien dogmatique d’une énergie « verte », alors qu’elle ne l’est pas ? Pour tuer le nucléaire, combat historique des Verts, alors même que son bilan carbone est particulièrement vertueux, ce qui est une seconde incohérence ?

Pour toute personne sensée, les EnR intermittentes, à la technologie du passé, adulées par les chantres de l’écologisme, n’auraient jamais dû voir le jour, car les filières de la surgénération, sur lesquelles travaillent et avancent plusieurs pays, sont bien plus intéressantes.

Bref, l’éolien ne sert à rien et les propositions de la Commission Lecornu, dont l’objectif est de favoriser les implantations d’usines éoliennes en bafouant les droits des citoyens, sont néfastes pour notre pays.

UNE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE QUI MÉCONNAÎT LA SCIENCE
Posons-nous tout d’abord une simple question : l’hypothèse arbitraire, non prouvée, de l’action mesurable du CO2 sur la température, peut-elle être suffisamment robuste pour servir de socle aux projections des modèles numériques et aux politiques énergétiques ? Voyons si cette hypothèse est validée par l’observation.

Depuis 130 ans, la seule période connue de co-variation CO2 -température est 1978-1997. De 1950 à 1977 (approximativement) la température a légèrement baissé alors que nous étions dans les Trente Glorieuses et que nos émissions de gaz satanique étaient en plein essor.

Auparavant, de 1910 à 1940, la température avait augmenté, avec la même pente que sur 1978-1997, mais avec une très faible croissance du taux de CO2 atmosphérique.

Un autre exemple plus lointain : au Cambrien (-500 à -600 millions d’années) le taux de CO2 a été de plusieurs milliers de ppm, et, de -100 Ma à -500 Ma (avec un minimum de quelques centaines de ppm autour de -300 Ma), la moyenne a été de 2000 ppm, sans que cela ne génère un réchauffement cataclysmique.

Si les modèles numériques tournaient avec en entrée un taux de CO2 de quelques milliers de ppm, ils prévoiraient un emballement incontrôlé et exponentiel de la température, ce qui ne s’est pas produit dans le monde réel. Il est donc légitime de douter de la pertinence de la politique climat-énergie de notre pays.

N’oublions pas que le CO2, quelle que soit son origine, est gaz de la Vie sur Terre : sans lui, pas de photosynthèse, donc pas de végétation, pas de phytoplancton, pas d’oxygène. Il est donc incompréhensible de le considérer comme un polluant et de le taxer. Taxer le gaz de la Vie, n’est-ce pas absurde ?

Cela étant, selon le rapport AR5 du GIEC/IPCC, nos émissions de CO2 ne sont que de 4 à 6% du total des émissions. On nous dit que le CO2 d’origine anthropique s’accumule dans l’atmosphère, son temps de séjour étant estimé par le GIEC/IPCC à une centaine d’années (notons que cette estimation, curieusement, est la seule, 40 autres, provenant de publications scientifiques, mais négligées par le GIEC/IPCC, l’estimant à 8 ans en moyenne).

En fait, le temps de séjour du CO2 dans l’atmosphère, quelle que soit son origine, naturelle ou anthropique, n’est que de 5 à 6 ans environ, et la part de CO2 anthropique dans l’air n’est que d’environ 6% (delta C13).

Donc, même si le CO2 avait une action mesurable sur la température, notre politique climat-énergie, censée agir sur 1% environ du total des émissions mondiales, n’aurait aucun effet, si ce n’est procurer des avantages déraisonnables aux promoteurs de l’éolien (et du solaire), d’augmenter la précarité énergétique, de détruire de l’emploi et de réduire le pouvoir d’achat des ménages. Faire plus absurde, est-ce possible ?

10 mesures nécessaires pour libérer l’énergie éolienne

AURÉLIE BARBAUX EOLIEN , TRANSITION ÉNERGÉTIQUE PUBLIÉ LE 20/01/2018 À 09H00

Après trois mois de réunions, le groupe de travail sur l’éolien a dévoilé dix propositions pour accélérer la concrétisation des projets et améliorer leur acceptabilité au niveau local.
10 mesures nécessaires pour libérer l’énergie éolienne © Aurélie Barbaux

Pourquoi la France est en retard dans les renouvelables
Quelle place pour le renouvelable dans le mix énergétique en 2030?

Installé en octobre 2017, le groupe de travail sur l’éolien terrestre avait pour objectif de trouver des solutions pour gagner du temps sur la durée de projets, simplifier les procédures et apaiser les relations avec les riverains afin, in fine, de doubler la capacité de production issue de l’éolien terrestre entre 2016 et 2023. Aujourd’hui, monter un projet de parc éolien prend de 7 à 9 ans, contre 3 à 4 ans en Allemagne. La France s’est fixée comme objectif d’installer d’ici 2023 entre 21,8 et 25 gigawatts (GW) de capacités de production d’électricité à partir d’éolien. À fin 2017, 13,7 GW étaient installés. Le groupe de travail, piloté par Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, a présenté le 18 janvier dix mesures pour atteindre ce triple objectif.

1 Supprimer un niveau de juridiction pour les contentieux

2 Figer automatiquement les moyens au bout de 2 mois

3 Clarifier les règles pour les projets de « repowering »

4 Réévaluer les zones propices à l’éolien

5 Supprimer l’approbation d’ouvrage électrique

6 Réduire les balisages clignotant

7 Mieux intégrer l’éolien dans les paysages

8 Réserver 20 % de l’IFER éolien aux communes

9 Editer un guide des bonnes pratiques

10 Inciter le financement participatif

https://www.usinenouvelle.com/article/10-mesures-necessaires-pour-liberer-l-energie-eolienne.N640758

Voir aussi :

« Un plan en 10 points pour développer l’éolien en France ».
Portail environnement :

https://www.actualites-news-environnement.com/37717-eolien-…

« 10 mesures nécessaires pour libérer l’énergie éolienne ».
L’usine nouvelle :
https://www.usinenouvelle.com/…/10-mesures-necessaires-pour…

« Dix propositions pour développer l’éolien terrestre ».
Caisse des dépôts du territoire :

https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/…/ContentSer…/…

« L’horizon se dégage pour les éoliennes »
Le point :

http://www.lepoint.fr/…/l-horizon-se-degage-pour-les-eolien…

« Eolien terrestre: dix mesures à venir pour simplifier les règles » .
Le moniteur.fr :

https://www.lemoniteur.fr/…/eolien-terrestre-dix-mesures-a-…

« France: le gouvernement annonce des mesures pour lever les freins à l’éolien terrestre ».
Challenge S :

https://www.challenges.fr/…/france-le-gouvernement-annonce-…

« Nous allons gagner deux à trois ans sur les procédures ».
Les Echos.

https://www.lesechos.fr/…/0301163874501-sebastien-lecornu-e…