Aventures sur la banquise

Publié le 19/04/2017 à 03:52, Mis à jour le 19/04/2017 à 08:45
P
Le jeune public très attentif.
Le jeune public très attentif.
P

C’est un public nombreux qui a répondu à l’invitation de l’Association des parents d’élèves à assister, au foyer Jean-Guéhenno, à une projection suivie d’un débat intitulé «Aventures sur la banquise». À cette occasion, France Pinczon du Sel, qui est une amie de longue date de Gaëlle Ferradinni, présidente de l’APE, elles se sont connues à Brest où réside la famille qui prépare une nouvelle expédition tout à fait à l’opposé, l’Équateur, a présenté et commenté le film «Aventures sur la banquise» qui retrace l’histoire de sa famille hors du commun, et après la projection répondit avec simplicité aux nombreuses questions posées par le public. Éric Brossier, scientifique, et France Pinczon du Sel, navigatrice et artiste, vivent depuis dix-sept ans à bord de leur voilier polaire «Vagabond», dans l’Arctique, en famille avec leurs deux filles de 7 et 10 ans. Leur bateau leur sert de maison et de plate-forme pour accueillir des projets scientifiques internationaux en Arctique, autour des bouleversements climatiques de notre planète. Depuis trois ans, la famille a jeté l’ancre sur une banquise proche d’un village inuit de 500 habitants. L’objectif est de pouvoir partager une vie sociale avec ce peuple étonnant et permettre aux filles d’aller à l’école inuit. La clé de leur réussite tient à ce mode de vie simple, se contenter de peu et vivre des ressources locales.

Enregistrer

Enregistrer

Dans le Centre, «on voit resurgir des pathologies disparues depuis 15 ans»

25 DÉCEMBRE 2015 | PAR CAROLINE COQ-CHODORGE Médiapart
f

La ministre de la santé vient de faire passer sa loi de santé, et le tiers payant généralisé. Mais Marisol Touraine n’a pas résolu le problème des déserts médicaux, qui continuent de se vider, déstabilisant toute l’offre de santé, de la médecine générale à l’hôpital. Reportage dans la région Centre, l’attache politique de la ministre, et en particulier dans l’Indre, où l’impuissance publique creuse la fracture sanitaire.

Châteauroux, envoyée spéciale. – L’essentiel de l’action politique de la ministre de la santé est désormais derrière elle. Une séquence politique tumultueuse s’achève avec l’adoption, jeudi 17 décembre, de la loi de santé, sans concessions majeures au féroce lobbying de la médecine libérale. « Ce texte garantit l’accès de tous à des soins de qualité, a déclaré Marisol Touraine à l’issue du vote. C’est un texte contre l’immobilisme et la résignation. Un texte qui vise à offrir à chacun les mêmes droits, les mêmes chances, pour vivre le plus longtemps possible en bonne santé. » Cette loi comprend un volet sur la prévention, un autre sur la réorganisation des soins de proximité autour du médecin généraliste, ainsi qu’un renforcement des droits des patients. Son objectif est de réduire les inégalités sociales de santé, béantes, en France : il y a sept ans de différence d’espérance de vie entre un homme cadre et un homme ouvrier en France, c’est l’écart le plus important parmi tous les pays développés, une hérésie au pays de l’assurance maladie la plus solidaire. Cette loi s’articule avec le « pacte territoire santé », initié en 2012, et dont Marisol Touraine a annoncé le deuxième volet fin novembre. Il comprend des mesures incitatives à l’installation des jeunes médecins dans les zones désertées.

Le Centre est un bon poste d’observation de l’efficacité de la politique conduite par Marisol Touraine. C’est la région la plus sous-dotée (la Picardie la dépassait de peu, avant de fusionner avec le Nord-Pas-de-Calais, mieux pourvu). Et Marisol Touraine y a ses attaches politiques. Élue en 1977 députée de la troisième circonscription d’Indre-et-Loire, au sud de Tours, elle a également présidé pendant quelques mois, en 2011 et 2012, le conseil général de ce département, avant de devenir ministre de la santé. Sur ses terres, les premiers effets de la politique de Marisol Touraine se font sentir. « Depuis cinq, six ans, on constate de nouvelles installations de jeunes médecins, surtout en Indre-et-Loire, un peu dans le Loir-et-Cher, en remontant vers Paris, explique Alice Perrain, jeune médecin généraliste de 38 ans installée près d’Amboise. Le nombre de jeunes médecins formés à Tours a augmenté : il y a 88 internes en médecine générale dans le Centre, nous étions vingt à mon époque. Et ils sont mieux formés, grâce à de nombreux stages en cabinet. Nous nous organisons aussi différemment : je n’envisageais pas de travailler 60 à 70 heures par semaine. Je partage donc mon cabinet et la semaine de travail, du lundi au samedi matin, avec une autre médecin. » Alice Perrain décrit ici les effets des mesures du pacte territoire santé : augmentation dunumerus clausus des étudiants en médecine dans les régions les plus désertées, développement des stages en cabinet, installations en groupe facilitées, etc.

Mais ces mesures n’ont quasiment aucun effet dans l’est de la région, dans l’Indre et le Cher en particulier, des départements ruraux plus isolés. Christian Moreau, 68 ans, psychiatre retraité, s’agite dans son bureau de l’Ordre départemental des médecins de l’Indre, où il officie en tant que secrétaire général : « Ce qui se passe est très grave, et largement méconnu par les pouvoirs publics. » Il montre des chiffres, des graphiques, des projections, sans appel. Il y a 190 médecins libéraux et salariés pour 100 000 habitants dans l’Indre, contre 347 dans l’Indre-et-Loire. Leur nombre a déjà baissé de 12,5 % dans l’Indre depuis 2007. Et d’ici 2020, l’Ordre prévoit une nouvelle baisse de 8 % des effectifs, alors que la population doit augmenter de 4,5 %. Pour Christian Moreau, ces « extrapolations démographiques » sont encore trop optimistes, car « elles ne prennent pas en compte l’âge du corps médical » : 61 % des médecins généralistes ont plus de 55 ans…

L’Indre est un département de 220 000 habitants essentiellement rural. Ce n’est pas un territoire véritablement isolé : un confortable TER relie la préfecture Châteauroux (45 000 habitants) à Paris en deux heures. Le paysage alterne bocages, forêts touffues et étangs. Les petites villes ont presque toutes leur château, les maisons en tufeau, très blanches, y sont cossues. Mais l’Indre perd des habitants, 30 % ont plus de 60 ans (22 % en France). Si l’économie est atone, la situation sociale est dans la moyenne nationale : 9,4 % de taux de chômage en 2015, 13,5 % de personnes pauvres, selon l’Insee. Les indicateurs de santé sont les plus inquiétants : la mortalité prématurée, avant 65 ans, y très forte, les habitants meurent beaucoup plus des suites de maladies cardio-vasculaires, de tumeurs, de maladies de l’appareil respiratoire.

L'hôpital de Châteauroux © CCC / MPL’hôpital de Châteauroux © CCC / MP

« Tous les jours, des personnes nous contactent parce qu’elles ne trouvent plus de médecins », se désole Christian Moreau, de l’Ordre départemental. Il montre le courrier d’un homme qui souffre d’une pathologie cardiaque, et qui décrit sa « situation intolérable » : son médecin généraliste part en janvier à la retraite et les médecins autour de chez lui refusent de l’accepter comme nouveau patient. Christian Moreau a« honte » de la lettre qu’il lui a adressée en retour, pourtant longue et honnête, où il admet son impuissance. « On voit resurgir des pathologies qu’on ne voyait plus depuis quinze ans : des décompensations cardiaques par manque de surveillance, des AVC pris en charge tardivement, des plaies chroniques qui évoluent vers des ulcères. Et ce n’est que le début », prévient Dominique Cotillon-Dupoux, médecin généraliste et adjointe à la santé du maire (LR) de Châteauroux.

Croquis de Suzanne et Marguerite

 

chèvres

Fusain 352

Accès aux croquis :

Les croquis qui sont présentés ici appartiennent à différents carnets retrouvés dans une malle à l’occasion d’un déménagement. Ils ont été réalisés par Marguerite ou Suzanne Triadou sans qu’il m’ait été possible d’attribuer chaque croquis à l’une ou l’autre des deux sœurs. L’un des croquis est daté du 17 Août 1931, un autre porte l’inscription « Vendredi 4 », il représente des bateaux donc, sans doute, réalisé l’été. En cherchant entre Juillet et Août 1930 et 1931, seul le 4 Juillet 1930 fut un Vendredi.
Les familles Triadou et Ferradini étaient amies, elles habitaient Cahors et Toulouse, il leur arrivait de passer des moments ensemble à Aguessac dans l’Aveyron ou à Arcachon. La famille Triadou se composait de Jeanne Duranc-Triadou et Pierre Triadou, mère et père de Marguerite, Suzanne et Jean-Louis Triadou. La famille Ferradini se composait de Madeleine Cabantous-Ferradini et Robert Ferradini, mère et père de Christiane Ferradini et Pierre Ferradini. Cette recherche a été, pour moi, l’occasion d’explorer les lieux, les situations et chaque trait de dessin. J’ai ainsi fait un voyage dans le temps à la rencontre de ma famille, ma mère et mon père (ces inconnus). Manifestement des gens heureux, proches de la nature et passant des vacances extrêmement agréables sur les plages désertes d’Arcachon durant les étés 1930-31. Ces croquis montrent un genre de vie, un bonheur de vivre, ils sont le reflet d’espoirs, d’une confiance dans l’avenir, d’un temps passé, d’un temps révolu …
Pour faciliter la lecture j’ai regroupé les croquis par rubriques : Activités, Arcachon, Aguessac, Animaux, Paysages, Végétation, Silhouettes, Visages. Toutefois, certaines pages ont un nom qui leur est propre parce qu’elles évoquent un sujet particulier : « Enfants bleus », « Maison d’Aguessac », « Coquillages », « Le cordonnier », … Les croquis montrés ici ne sont qu’une part de l’ensemble, je me suis efforcé de choisir les plus représentatifs des préoccupations du moment et de l’art des dessinatrices.
On peut trouver des dessins au crayon ou au fusain mais également à l’encre et au lavis. Le style de dessin est variable, tantôt au trait, tantôt les traits sont complétés d’à-plats. Tantôt le dessin est sûr et montre une grande maîtrise, tantôt moins… L’une des deux sœurs dessinerait mieux que l’autre ? Ont-elles progressé avec le temps ? Il s’agit de carnets de croquis apparemment destinés à l’apprentissage. On y trouve souvent plusieurs croquis par feuille, parfois dans des sens différents. On trouve également des croquis non achevés. Dans un souci de lisibilité, il m’est arrivé d’isoler un croquis de la page ou il se trouvait.
Je ne connais pas toutes les personnes qui apparaissent. Je donne, ci-dessous, les noms et images de celles que je connais et que le lecteur pourra rechercher dans les croquis.
Jean-Michel Ferradini, Février 2014.

Les souffrances des enfants du divorce !-

Il y a « deux moments » douloureux et importants pour les enfants lors du divorce de leurs parents : la période de 3 à 6 ans, et surtout l’adolescence, sont annonciatrices de difficultés lourdes pour leur vie sociale future.

 Près d'un mariage sur deux se termine par une rupture. (Illustration).

Près d’un mariage sur deux se termine par une rupture. (Illustration). Crédits photo : PASCAL GUYOT/AFP.

Selon une étude de l’Union des familles en Europe, 48 % d’entre eux affirment que la séparation a perturbé leur vie amoureuse. 

A l’heure de la banalisation du divorce, la souffrance des enfants a-t-elle été oubliée ? Alors que 2,9 millions de mineurs vivent avec un seul parent et que près d’un mariage sur deux se termine par une rupture, il s’agit de «réussir son divorce» et de «préserver le couple parental».Un credo illusoire, selon l’Union des familles en Europe.«Comment vit-on vraiment le divorce de ses parents ?», s’est interrogée l’association, qui prône la défense des intérêts des familles et souhaite contrebalancer les thèses actuelles sur le «divorce heureux».

Dans une enquête, elle a posé la question à 1137 personnes, âgées de 18 ans à plus de 56 ans, «victimes» d’une rupture parentale.

Pour l’écrasante majorité (88 %), cette séparation a eu des effets à long terme sur leur personnalité. Certains disent avoir peur d’être abandonné, manquer de confiance, souffrir de dépression. «J’ai un sentiment de culpabilité étouffant», se plaint un sondé. «J’ai peur que tout s’écroule du jour au lendemain», ajoute un autre. «Je ne fais pas confiance aux hommes», constate une troisième. Quelques éclaircies nuancent néanmoins ce tableau. «Je sais m’adapter à toutes les situations», «cela m’a permis de mûrir plus vite», avancent les plus optimistes.

 Couple déchiré, enfant otage (partie 1):

Ils se mettent à hurler quand leur père leur rend visite, déversent des flots d’injures sur la mère qu’ils ne veulent plus voir, frappent parfois l’un ou l’autre sans raison.
Ces enfants déchirés par le divorce sont victimes d’un syndrome peu connu : l’aliénation parentale. Il s’agit de la manipulation d’un enfant par son père ou sa mère, afin de transformer l’autre parent en un être néfaste et détesté ; une forme de soumission inconsciente, similaire à ce que l’on retrouve dans les sectes ; l’enfant devient alors un outil de guerre pour détruire l’ex-conjoint…
Ce phénomène est tellement sournois et inconcevable qu’il est très difficile à détecter. Combien de juges, de travailleurs sociaux ou de policiers se sont laissé berner par l’attitude d’un enfant pris entre les murailles invisibles de l’aliénation parentale ?
Ce film remet en question des générations de certitudes éducatives. Il parle de l’enfant victime, l’enfant sacrifié et utilisé comme un objet au nom de la haine et de la destruction de l’ex-conjoint.
 «Le divorce a rendu une poignée d’entre eux plus coriaces. Mais c’est presque devenu un tabou de dire que les enfants souffrent énormément du divorce de leurs parents, s’insurge Dominique Marcilhacy, porte-parole de l’association, aujourd’hui, tout le monde défend la même thèse : si les parents vont bien, les enfants vont bien. Tenir un autre discours serait trop culpabilisant. Avec plus de 55 % de divorces prononcés par consentement mutuel, on entretient le mythe du divorce heureux.

Mais cette procédure ne règle en rien les conflits des parents.» Comme le soulignait le sociologue Paul Archambault dans une enquête pour l’Ined publiée en 2002, le séisme du divorce joue aussi un rôle dans la réussite scolaire des enfants. «La durée des études est réduite en cas de dissociation parentale» , relevait le chercheur. Ce sondage tend à le confirmer. 56 % des personnes interrogées évoquent des études écourtées, des conditions matérielles peu propices à la course aux diplômes ou encore des difficultés de concentration.

Pour 41 % d’entre eux, l’onde de choc se répercute jusque dans leur vie professionnelle. Les plus pressés de s’extraire de la vie familiale ont pris le premier travail venu. Les plus affectés disent qu’ils traînent encore leur manque de confiance au bureau. Quelques-uns ont fait le choix d’un métier de «réparation», comme la médiation, pour panser leurs propres blessures.

Certains s’en sortent très bien, mais plus laborieusement ! Enfin, 48 % des personnes interrogées projettent l’ombre de la séparation jusque dans leur propre vie sentimentale. «Beaucoup rêvent d’une union solide et, paradoxalement, peinent à s’engager» , selon le pédopsychiatre Stéphane Clerget. Si la détresse des enfants de divorcés ne fait plus les gros titres, elle se confesse plus en plus souvent dans les cabinets de pédopsychiatres. «Le nombre de consultations autour de la question du divorce a explosé depuis une quinzaine d’années, souligne Stéphane Clerget. Désormais, les rendez-vous ont même lieu en amont de la séparation.» Les enfants vont-ils mieux pour autant ? «Certains s’en sortent très bien. Pour cela, il faut avant tout qu’ils gardent le lien avec leurs deux parents et que des derniers arrêtent de les impliquer dans leurs disputes» , résume Stéphane Clerget.

Une ligne de conduite apparemment difficile à tenir. 40 % des sondés indiquent ne pas avoir maintenu de lien régulier avec le parent qui n’avait pas la garde, généralement le père.

Quant aux querelles, elles ont la vie dure. 61 % des ex-conjoints continueraient à ferrailler sur la question sensible de la pension alimentaire. Dans cette ambiance, près de la moitié des enfants de divorcés avouent qu’ils ont dû faire un choix affectif entre leurs deux parents. Plus des deux tiers ont entendu leur père ou mère refaire régulièrement le procès de l’absent. Un souvenir cuisant. «Ne pas dénigrer l’autre parent et tenir l’enfant à l’écart des disputes» : c’est la leçon qu’ils retiennent tous de cette expérience malheureuse.
Par Agnès Leclair pour Le figaro.fr

Voyage Benoît, Julie, Anaïk et Maëlle.

  • 1) Équateur
  • 2) Brésil
  • 3) Argentine
  • 4) Chili (Départ prévu le 25 Septembre)
  • 5) Nouvelle-Zélande (arrivée en NZ le 18 octobre (départ du chili le 15 Octobre)) pour commencer.
  • 6) Thaïlande
  • 7) 14/12 Indonésie (Bali à noël).
  • 8) Janvier 2015 Cambodge.
  • 9) Mars – Avril – Mai basés en Europe avec voyages en Italie, Maroc et autres pays
  • Puis Sri Lanka Tanzanie, l’un ou l’autre.