Croquis de Suzanne et Marguerite

 

chèvres

Fusain 352

Accès aux croquis :

Les croquis qui sont présentés ici appartiennent à différents carnets retrouvés dans une malle à l’occasion d’un déménagement. Ils ont été réalisés par Marguerite ou Suzanne Triadou sans qu’il m’ait été possible d’attribuer chaque croquis à l’une ou l’autre des deux sœurs. L’un des croquis est daté du 17 Août 1931, un autre porte l’inscription « Vendredi 4 », il représente des bateaux donc, sans doute, réalisé l’été. En cherchant entre Juillet et Août 1930 et 1931, seul le 4 Juillet 1930 fut un Vendredi.
Les familles Triadou et Ferradini étaient amies, elles habitaient Cahors et Toulouse, il leur arrivait de passer des moments ensemble à Aguessac dans l’Aveyron ou à Arcachon. La famille Triadou se composait de Jeanne Duranc-Triadou et Pierre Triadou, mère et père de Marguerite, Suzanne et Jean-Louis Triadou. La famille Ferradini se composait de Madeleine Cabantous-Ferradini et Robert Ferradini, mère et père de Christiane Ferradini et Pierre Ferradini. Cette recherche a été, pour moi, l’occasion d’explorer les lieux, les situations et chaque trait de dessin. J’ai ainsi fait un voyage dans le temps à la rencontre de ma famille, ma mère et mon père (ces inconnus). Manifestement des gens heureux, proches de la nature et passant des vacances extrêmement agréables sur les plages désertes d’Arcachon durant les étés 1930-31. Ces croquis montrent un genre de vie, un bonheur de vivre, ils sont le reflet d’espoirs, d’une confiance dans l’avenir, d’un temps passé, d’un temps révolu …
Pour faciliter la lecture j’ai regroupé les croquis par rubriques : Activités, Arcachon, Aguessac, Animaux, Paysages, Végétation, Silhouettes, Visages. Toutefois, certaines pages ont un nom qui leur est propre parce qu’elles évoquent un sujet particulier : « Enfants bleus », « Maison d’Aguessac », « Coquillages », « Le cordonnier », … Les croquis montrés ici ne sont qu’une part de l’ensemble, je me suis efforcé de choisir les plus représentatifs des préoccupations du moment et de l’art des dessinatrices.
On peut trouver des dessins au crayon ou au fusain mais également à l’encre et au lavis. Le style de dessin est variable, tantôt au trait, tantôt les traits sont complétés d’à-plats. Tantôt le dessin est sûr et montre une grande maîtrise, tantôt moins… L’une des deux sœurs dessinerait mieux que l’autre ? Ont-elles progressé avec le temps ? Il s’agit de carnets de croquis apparemment destinés à l’apprentissage. On y trouve souvent plusieurs croquis par feuille, parfois dans des sens différents. On trouve également des croquis non achevés. Dans un souci de lisibilité, il m’est arrivé d’isoler un croquis de la page ou il se trouvait.
Je ne connais pas toutes les personnes qui apparaissent. Je donne, ci-dessous, les noms et images de celles que je connais et que le lecteur pourra rechercher dans les croquis.
Jean-Michel Ferradini, Février 2014.

Les souffrances des enfants du divorce !-

Il y a « deux moments » douloureux et importants pour les enfants lors du divorce de leurs parents : la période de 3 à 6 ans, et surtout l’adolescence, sont annonciatrices de difficultés lourdes pour leur vie sociale future.

 Près d'un mariage sur deux se termine par une rupture. (Illustration).

Près d’un mariage sur deux se termine par une rupture. (Illustration). Crédits photo : PASCAL GUYOT/AFP.

Selon une étude de l’Union des familles en Europe, 48 % d’entre eux affirment que la séparation a perturbé leur vie amoureuse. 

A l’heure de la banalisation du divorce, la souffrance des enfants a-t-elle été oubliée ? Alors que 2,9 millions de mineurs vivent avec un seul parent et que près d’un mariage sur deux se termine par une rupture, il s’agit de «réussir son divorce» et de «préserver le couple parental».Un credo illusoire, selon l’Union des familles en Europe.«Comment vit-on vraiment le divorce de ses parents ?», s’est interrogée l’association, qui prône la défense des intérêts des familles et souhaite contrebalancer les thèses actuelles sur le «divorce heureux».

Dans une enquête, elle a posé la question à 1137 personnes, âgées de 18 ans à plus de 56 ans, «victimes» d’une rupture parentale.

Pour l’écrasante majorité (88 %), cette séparation a eu des effets à long terme sur leur personnalité. Certains disent avoir peur d’être abandonné, manquer de confiance, souffrir de dépression. «J’ai un sentiment de culpabilité étouffant», se plaint un sondé. «J’ai peur que tout s’écroule du jour au lendemain», ajoute un autre. «Je ne fais pas confiance aux hommes», constate une troisième. Quelques éclaircies nuancent néanmoins ce tableau. «Je sais m’adapter à toutes les situations», «cela m’a permis de mûrir plus vite», avancent les plus optimistes.

 Couple déchiré, enfant otage (partie 1):

Ils se mettent à hurler quand leur père leur rend visite, déversent des flots d’injures sur la mère qu’ils ne veulent plus voir, frappent parfois l’un ou l’autre sans raison.
Ces enfants déchirés par le divorce sont victimes d’un syndrome peu connu : l’aliénation parentale. Il s’agit de la manipulation d’un enfant par son père ou sa mère, afin de transformer l’autre parent en un être néfaste et détesté ; une forme de soumission inconsciente, similaire à ce que l’on retrouve dans les sectes ; l’enfant devient alors un outil de guerre pour détruire l’ex-conjoint…
Ce phénomène est tellement sournois et inconcevable qu’il est très difficile à détecter. Combien de juges, de travailleurs sociaux ou de policiers se sont laissé berner par l’attitude d’un enfant pris entre les murailles invisibles de l’aliénation parentale ?
Ce film remet en question des générations de certitudes éducatives. Il parle de l’enfant victime, l’enfant sacrifié et utilisé comme un objet au nom de la haine et de la destruction de l’ex-conjoint.
 «Le divorce a rendu une poignée d’entre eux plus coriaces. Mais c’est presque devenu un tabou de dire que les enfants souffrent énormément du divorce de leurs parents, s’insurge Dominique Marcilhacy, porte-parole de l’association, aujourd’hui, tout le monde défend la même thèse : si les parents vont bien, les enfants vont bien. Tenir un autre discours serait trop culpabilisant. Avec plus de 55 % de divorces prononcés par consentement mutuel, on entretient le mythe du divorce heureux.

Mais cette procédure ne règle en rien les conflits des parents.» Comme le soulignait le sociologue Paul Archambault dans une enquête pour l’Ined publiée en 2002, le séisme du divorce joue aussi un rôle dans la réussite scolaire des enfants. «La durée des études est réduite en cas de dissociation parentale» , relevait le chercheur. Ce sondage tend à le confirmer. 56 % des personnes interrogées évoquent des études écourtées, des conditions matérielles peu propices à la course aux diplômes ou encore des difficultés de concentration.

Pour 41 % d’entre eux, l’onde de choc se répercute jusque dans leur vie professionnelle. Les plus pressés de s’extraire de la vie familiale ont pris le premier travail venu. Les plus affectés disent qu’ils traînent encore leur manque de confiance au bureau. Quelques-uns ont fait le choix d’un métier de «réparation», comme la médiation, pour panser leurs propres blessures.

Certains s’en sortent très bien, mais plus laborieusement ! Enfin, 48 % des personnes interrogées projettent l’ombre de la séparation jusque dans leur propre vie sentimentale. «Beaucoup rêvent d’une union solide et, paradoxalement, peinent à s’engager» , selon le pédopsychiatre Stéphane Clerget. Si la détresse des enfants de divorcés ne fait plus les gros titres, elle se confesse plus en plus souvent dans les cabinets de pédopsychiatres. «Le nombre de consultations autour de la question du divorce a explosé depuis une quinzaine d’années, souligne Stéphane Clerget. Désormais, les rendez-vous ont même lieu en amont de la séparation.» Les enfants vont-ils mieux pour autant ? «Certains s’en sortent très bien. Pour cela, il faut avant tout qu’ils gardent le lien avec leurs deux parents et que des derniers arrêtent de les impliquer dans leurs disputes» , résume Stéphane Clerget.

Une ligne de conduite apparemment difficile à tenir. 40 % des sondés indiquent ne pas avoir maintenu de lien régulier avec le parent qui n’avait pas la garde, généralement le père.

Quant aux querelles, elles ont la vie dure. 61 % des ex-conjoints continueraient à ferrailler sur la question sensible de la pension alimentaire. Dans cette ambiance, près de la moitié des enfants de divorcés avouent qu’ils ont dû faire un choix affectif entre leurs deux parents. Plus des deux tiers ont entendu leur père ou mère refaire régulièrement le procès de l’absent. Un souvenir cuisant. «Ne pas dénigrer l’autre parent et tenir l’enfant à l’écart des disputes» : c’est la leçon qu’ils retiennent tous de cette expérience malheureuse.
Par Agnès Leclair pour Le figaro.fr

Cumiès 1900, domaine de La Mans

CUMIES (84 habitants). Canton de Salles-sur l’Hers, Arrondissement de Castelnaudary (Aude).

Altitude : 240 mètres.

MOYENS DE TRANSPORT : Station du Tramway à vapeur de l’Aude, ligne de Castelnaudary à Belpech, gare de Cumiès-et-Payra à 3 kil.

DISTANCES de Salles sur l’Hers, 6 kil.. – de Castelnaudary, 11kil.

FÉTE LOCALE : A 14 Septembre.

Cumies1

Gourvielle est composée de diverses exploitations rurales disséminées sur son territoire, a pour centre l’ancien Château seigneurial et l’Église, bâtis sur un mamelon. Quelques bâtiments ruraux, dépendant du domaine de La Mans, et une habitation particulière se trouvent à proximité du Château.

Cumies2CUMIÉS est situé au milieu de la vallée de la Ganguise, dans le massif de la Piège, en Lauragais. La route, de la gare à Cumiès, traverse des bois de chênes; elle est bordée de hauts peupliers à l’arrivée. Cumiès n’est pas un village proprement dit. On y compte : Le hameau de Saury ; les domaines de : Milhas, où se trouve une ancienne église ruinée (Mr Brunel). – La Tuilerie (Mr Bataille) – Les Broutx (Mr Bels) – Missare. – Cayrol. – La Mans (Mr Carrère).
Produits : Blé, fourrages, céréales, bois de chauffage.
Les enfants vont à l’école à Molleville; c’est le curé de ce village qui dessert l’église de Cumiès.
Le Château, d’origine ancienne, a été restauré et transformé au commencement du XIXe siècle. est entouré d’un grand parc, avec terrasse, garni de bosquets et de beaux arbres : pins, tilleuls, frênes, etc… Le Donjon flanque l’angle Nord-Ouest. L’entrée est précédée d’une cour fermée par un mur élevé, sur lequel on remarque, du côté de l’église, d’anciennes ouvertures à plein cintre murées. Sur le linteau des portes, à l’intérieur de la cour, sont sculptés deux lions. Sur une porte on lit la date 1827, sur l’autre Berquier. C’est le nom de l’auteur de ces sculptures; il était tailleur de pierre à Montauriol. On voit sur deux maisons de ce virage des motifs semblables.
L’Église, de style gothique, est l’ancienne chapelle du Château avec lequel elle communique par une porte ogivale visible dans la cour. Chaire en bois sculptée d’intéressants motifs gothiques encadrant un blason gravé d’une croix, surmontée de trois fleurs de lys. Un cep de vigne entoure le blason.
Sur une maison près l’Église on lit la date 1758. Une autre maison, au Sud, est datée de 1789.