Adam Smith et Karl Marx même combat :

7 septembre 2014, 08:01

« Le travail mesure la valeur non seulement de cette partie du prix qui se résout en travail (salaire, NDR) mais encore de celle qui se résout en rente et de celle qui se résout en profit. »
« Le travail est donc la mesure réelle de la valeur échangeable de toute marchandise » (Adam Smith Livre 1, p.99).

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Cette affirmation d’Adam Smith est en contradiction totale avec la pensée politique et économique dominante actuelle.

http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2014/01/08/notes-sur-adam-smith-et-ses-recherches-sur-la-nature-et-les-causes-de-la-richesse-des-nations-1776/

Ce lien comprends des notes sur Adam Smith et ses « Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations ». Les recherches sur « la nature et les causes de la richesse des nations », résultat d’une dizaine d’années de rédaction, s’inscrivent très étroitement dans la réalité de l’époque1.
http://www.entreleslignesentrelesmots.wordpress.com

Echanges Facebook :

Sophie Pechin aime ceci.
Jean-Michel Ferradini : Mais il y a la main invisible :

« Par conséquent, puisque chaque individu (c’est-à-dire chaque capitaliste comme l’indique clairement la suite du texte, NDR) tâche le plus qu’il peut, 1° d’employer son capital à faire valoir l’industrie nationale, et 2° de diriger cette industrie de manière à lui faire produire la plus grande valeur possible, chaque individu travaille nécessairement à rendre aussi grand que possible le revenu annuel de la société. A la vérité, son intention en général n’est pas en cela de servir l’intérêt public, et il ne sait même pas jusqu’à quel point il peut être utile à la société. En préférant le succès de l’industrie nationale à celui de l’industrie étrangère, il ne pense qu’à se donner personnellement une plus grande sûreté ; et en dirigeant cette industrie de manière à ce que son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu’à son propre gain ; en cela, comme en beaucoup d’autres cas, il est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n’entre nullement dans ses intentions ; et ce n’est pas toujours ce qu’il y a de plus mal pour la société, que cette fin n’entre en rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d’une manière bien plus efficace pour l’intérêt de la société, que s’il avait réellement pour but d’y travailler. Je n’ai jamais vu que ceux qui aspiraient, dans leurs entreprises de commerce, à travailler pour le bien général, aient fait beaucoup de bonnes choses. Il est vrai que cette belle passion n’est pas très commune parmi les marchands, et qu’il ne faudrait pas de longs discours pour les en guérir. » (Adam Smith Livre IV, chapitre II , p.42-43)

8 janvier, 13:57 ·
Jean-Michel Ferradini : Et la main « tangible » de l’état : La main invisible s’oppose dans le discours de Smith à la main tangible du gouvernement qui prétend réglementer le commerce, l’industrie, etc. Smith cherche à démontrer que l’intervention de la main tangible de l’État a généralement des effets néfastes.

« Il est rare à la vérité, que la prodigalité ou la conduite imprudente des individus dans leurs affaires puisse jamais beaucoup influer sur la fortune d’une grande nation, la profusion ou l’imprudence de quelques-uns se trouvant toujours plus que compensée par l’économie et la bonne conduite des autres » (Adam Smith Livre 2, p.428) « Les grandes nations ne s’appauvrissent jamais par la prodigalité et la mauvaise conduite des particuliers, mais quelquefois bien par celles de leur gouvernement. » (Adam Smith Livre 2, p. 429)

8 janvier, 14:14 · Modifié ·
Catherine Boudin : Lis ce que dit DRD, (Dany Robert Dufour) là dessus…, et si on inventait une autre valeur au travail?
8 janvier, 14:48 ·
Jean-Michel Ferradini : Ok
8 janvier, 14:50 ·
Jean-Michel Ferradini : Adam Smith et le pouvoir des « marchands » :

« Ceux qui emploient l’ouvrier constituent la troisième classe, celle des gens qui vivent de profits. (…) Les marchands et les maîtres manufacturiers sont, dans cette classe, les deux sortes de gens qui emploient communément les plus gros capitaux et qui, par leurs richesses, s’y attirent le plus de considération. (…) Cependant, l’intérêt particulier de ceux qui exercent une branche particulière de commerce ou de manufacture est toujours, à quelques égards, différent et même contraire à celui du public. L’intérêt du marchand est toujours d’agrandir le marché et de restreindre la concurrence des vendeurs. Il peut souvent convenir assez au bien général d’agrandir le marché mais de restreindre la concurrence des vendeurs lui est toujours contraire, et ne peut servir à rien, sinon à mettre les marchands à même de hausser leur profit au-dessus de ce qu’il serait naturellement et de lever, pour leur propre compte, un tribut injuste sur leurs concitoyens. »

Ce qui suit sonne comme un avertissement qui n’a pas été suivi d’effet :

« Toute proposition d’une loi nouvelle ou d’un règlement de commerce qui vient de la part de cette classe de gens doit toujours être reçue avec la plus grande défiance, et ne jamais être adoptée qu’après un long et sérieux examen, auquel il faut apporter, je ne dis pas seulement la plus scrupuleuse, mais la plus soupçonneuse attention. Cette proposition vient d’une classe de gens dont l’intérêt ne saurait jamais être exactement le même que l’intérêt de la société, qui ont, en général, intérêt à tromper le public et même à le surcharger et qui, en conséquence, ont déjà fait l’un et l’autre en beaucoup d’occasions ».

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